samedi 14 janvier 2017

PAPER GIRLS – TOME 1


PAPER GIRLS – TOME 1

Erin, une adolescente d'une douzaine d'années, se réveille tard dans la nuit après un curieux cauchemar où elle voyait des scènes d'apocalypse. Quelques instants après, un camion du Cleveland Preserver dépose sur le perron de sa maison les journaux qu'elle va devoir livrer dans quelques minutes. Une fois prête, elle enfourche son vélo et commence sa distribution. En chemin, elle tombe sur plusieurs garçons plus âgés et déguisés pour Halloween qui cherchent à la racketter. Erin essaie de se défendre mais est sauvée par trois autres paper girls qui passaient dans les environs et font déguerpir les vilains garçons. Mac, KJ et Tiffany décident de continuer la distribution avec Erin et se dispersent occasionnellement. Selon les quartiers. Toutes communiquent par le biais de talkie-walkie. Alors que les journaux volent en direction des maisons des abonnés, un appel de Tiffany interpelle les autres filles. Elle vient de se faire voler son communicateur par des types parlant une drôle de langue et déguisés en ninja. Suivant la direction par laquelle ils sont partis, les paper girls arrivent dans le quartier des chantiers en construction. En explorant un sous-sol, elles tombent sur une étrange machine qui subitement lâche une lumière extrêmement vive...


Paper Girls – Tome 1
Scénario : Brian K. Vaughan
Dessins : Cliff Chiang
Encrage : Cliff Chiang
Couleurs : Matt Wilson
Couverture : Cliff Chiang
Genre : Aventure, Science-Fiction
Editeur : Image Comics
Titre en vo : Paper Girls – Vol. 1
Pays d’origine : Etats-Unis
Parution : 05 avril 2016
Langue d’origine : anglais
Editeur français : Urban Comics
Date de parution : 07 octobre 2016
Nombre de pages : 160

Liste des épisodes
Paper Girls 1-5

Mon avis : Il me semble évidant que Brian K. Vaughan est l’un des auteurs de comics parmi les plus doués de sa génération, ainsi, ne serais-ce que par Saga, véritable petit bijou de space-opéra a l’humour grinçant et qui fourmille de bonnes idées, le scénariste a sut, non seulement donné un énorme coup de pied dans la fourmilière du petit monde souvent un peu trop fermé des comics mais aussi, ne l’oublions pas, nous offrir l’une des meilleurs œuvres du genre de ces dernières années. Du coup, lorsque Vaughan nous pond un nouveau comic, on ne peut pas rester totalement indifférent et, forcément, si l’on a apprécié Saga, il est difficile de ne pas tenter l’expérience et voir si ce Paper Girls – la fameuse nouvelle œuvre de l’auteur – mérite le détour !? Alors bien entendu, ici, ne vous attendez pas a un simple copié/collé des aventures spatiales de Marko et Alana, d’ailleurs, fort heureusement ! Non, dans Paper Girls, Vaughan, qui a sensiblement mon âge, replonge et nous replonge, nous autres de sa génération, dans ses fameuses années 80, époque révolue certes, mais que ceux qui l’ont connu n’ont pas oublié. Bien évidement, et comme vous le savez probablement si vous êtes un fan de bande dessinée nord américaine, ce n’est pas le seul auteur à nous pondre une intrigue dans ces fameuses années 80 puisque Rick Remender fait de même avec Deadly Class – accessoirement, de fort belle manière. Mais si Deadly Class est un curieux mélange entre récit biographique et une histoire d’école pour jeunes assassins qui tiennent un peu de celle de Xavier dans les X-Men, Paper Girls nous renvoi a certains films pour enfants et adolescents des années 80 comme, pour ne citer que le plus évidant, Les Goonies. Eh oui, ici, et cela sera évidant pour tout bon quadra qui se respecte, place a l’aventure avec un A majuscule, place a un groupe de quatre jeunes adolescentes qui vont se voir confronter a des événements pour le moins fantastiques avec de bien curieux individus qui débarquent en ville, un ciel qui devient rose, des habitants qui disparaissent et de singuliers ptérosaures qui servent de monture a d’autres individus tout aussi singuliers. C’est frais, franchement plaisant et même si le postulat de départ n’est peut-être pas le plus original qui soit, force est de constater que ces cinq premier épisodes se lisent d’une traite, ce qui, ma foi, est toujours bon signe pour une œuvre. Alors bien entendu, nous sommes a mille lieux de Saga qui, chef d’œuvre absolu, faisait mouche dès le premier épisode, cependant, et même si tout est loin d’être parfait pour le moment, ce premier volume de Paper Girls est suffisamment plaisant pour nous pousser a découvrir la suite, ne serais-ce que par la simple curiosité de savoir ce que l’auteur a prévu pour le futur de sa série, une série sans prise de tête mais qui rappellera bien des souvenirs aux vieux de la vieille dans mon genre !


Points Positifs :
- Sympathique est le mot qui me vient immédiatement à l’esprit en lisant ce premier tome de Paper Girls. L’aventure est plaisante, sans grande prise de tête et suffisamment captivante pour nous donner envie de découvrir la suite.
- Un bien bel hommage a ces fameuses années 80 que ceux qui les ont vécus ne cessent de bassiner les plus jeunes. Un hommage car cette BD renvoi à des films d’adolescents comme Les Goonies, bien sur, mais aussi par tout un tas de petites références qui raviront les plus vieux – walkman, navette Challenger, Ronald Reagan, Freddy, etc.
- Les dessins de Cliff Chiang ont l’air simpliste de prime abord, pourtant, son style, peu spectaculaire, est plutôt plaisant et certaines planches sont de belles réussites surtout que la colorisation de Matt Wilson est au top.
- Les hommages, c’est bien pour les vieux, reconnaitre que tout n’était pas parfait, c’est encore mieux et Brian K. Vaughan est suffisamment malin pour nous le rappeler dans certains dialogues – bah oui, les années 80 ne furent pas non plus un âge d’or, loin de là !
- Une couverture sobre mais plaisante.

Points Négatifs :
- Elles sont sympas nos quatre héroïnes, mais bon, on ne peut pas vraiment dire qu’elles soient franchement charismatiques et dans le genre stéréotypé, difficile de faire pire.
- Paper Girls s’inspire tellement des œuvres des années 80 que, par moments, il en possède aussi certains travers : c’est sympa mais loin d’être un chef d’œuvre comme Saga.
- Tous ceux et celles qui sont nées après les années 80 doivent commencer à en avoir marre de cette fameuse décennie…

Ma note : 7,5/10

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