mardi 25 avril 2017

TAKING TIGER MOUNTAIN (BY STRATEGY)


TAKING TIGER MOUNTAIN (BY STRATEGY)

Brian Eno

1 - Burning Airlines Give You So Much More (Brian Eno) 3:18
2 - Back in Judy's Jungle (Brian Eno) 5:16
3 - The Fat Lady of Limbourg (Brian Eno) 5:03
4 - Mother Whale Eyeless (Brian Eno) 5:45
5 - The Great Pretender (Brian Eno) 5:11
6 - Third Uncle (Eno, Brian Turrington) 4:48
7 - Put a Straw Under Baby (Brian Eno) 3:25
8 - The True Wheel (Eno, Manzanera) 5:11
9 - China My China (Brian Eno) 4:44
10 - Taking Tiger Mountain (Brian Eno) 5:32


Taking Tiger Mountain (By Strategy)
Musicien : Brian Eno
Parution : 05 novembre 1974
Enregistré : septembre 1974
Durée : 48:14
Genre : Glam Rock, Art Rock
Producteur : Brian Eno
Label : Island

Musiciens :
Eno : chant, effets électroniques, guitare, claviers, production
Phil Manzanera : guitare
Brian Turrington : basse
Freddie Smith : batterie
Robert Wyatt : percussion, chœurs
Portsmouth Sinfonia : orchestre (7)
Randi and the Pyramids : chœurs (8)
The Simplistics : chœurs (2-10)
Andy Mackay : trompette (3)
Phil Collins : batterie (4)
Polly Eltes : chant (4)
Peter Schmidt : Stratégies Obliques (avec Brian Eno) et pochette

Mon avis : Après un premier album solo, Here Comes the Warm Jets, qui s’avéra être une belle réussite et où faisait preuve de son talent, et avant le sublime Another Green World qui fut, il faut bien le reconnaitre, son premier chef d’œuvre, le sieur Brian Eno eu le temps de sortir, sans grands fracas, ce second opus, Taking Tiger Mountain (By Strategy), certes un peu moins connu, mais qui, il faut le reconnaitre, n’a pas a rougir de la comparaison du reste de la production de l’ex-magicien de Roxy Music des années 70. Alors certes, ici, Eno est plus dans la lignée de ce qu’il fit dans Here Comes the Warm Jets et la grande révolution est encore à venir, et ce, même si avec l’animal, celle-ci fut bel et bien présente dès ses tous débuts, mais malgré cette proximité flagrante avec le premier opus – en genre musical, en personnel – force est de constater que, premièrement, cela n’empêche nullement Taking Tiger Mountain (By Strategy) d’être un fort bon opus, deuxièmement, de noter, pour les plus attentifs, que le style expérimental du maitre a encore franchit un palier et que ce dernier s’éloigne de plus en plus du glam… d’ailleurs, si ce n’est le style vestimentaire limite ridicule de Brian Eno et ses compères de Roxy Music – Phil Manzanera, principalement, et Andy Mackay – il faut chercher bien loin un quelconque point commun avec un genre musical en train de mourir… Mais bon, tout cela n’a que peu d’importance car ce qui compte avant toute chose, c’est qu’en dehors d’un habillage de carnaval, cette histoire de stratégies crées avec son compère Peter Schmidt et que Bowie utilisera par la suite et cette longue chevelure qui bientôt ne sera plus, Taking Tiger Mountain (By Strategy) mérite le détour car c’est un bon album composé de belles pépites et où Eno fait montre, une fois de plus, de tout son talent d’auteur compositeur, mais aussi… de chanteur ! Car oui, et une fois de plus, je ne peux que le regretter : quel dommage que très rapidement, celui-ci ait complètement mis de coté cette part de son talent car le bougre était diablement doué en vocalises, mais bon, on ne refera pas le passé et il nous reste, a nous, fans, quelques albums pour nous satisfaire, y compris, bien entendu, ce Taking Tiger Mountain (By Strategy) qui en est un fort sympathique représentant.


Points Positifs :
- Un album, très proche, musicalement parlant, de Here Comes the Warm Jets, certes, mais qui nous permet de prolonger le plaisir ressenti dans celui-ci. Il faut dire que Brian Eno poursuit de fort belle manière sur sa lancée et nous offre, à nouveau, un beau petit florilège de chansons sans grandes prétentions mais plutôt agréables et qui nous démontrent que celui-ci était un auteur-compositeur plutôt doué dans son genre.
- Un style particulier, étrange par moments, mais si on est fan, alors, on ne peut que passer un fort bon moment devant cette collection de titres plus ou moins expérimentaux où Eno s’en donne a cœur joie tandis que ses compères – où se démarquent principalement Phil Manzanera et Robert Wyatt – font plus que l’accompagner…
- Même si cela peut tenir plus du gadget qu’autre chose, cette affaire de stratégies obliques aura, mine de rien, une place importante au sein de l’histoire de la musique par la suite – qui a dit Bowie ?
- Une pochette plutôt réussie dans son genre avec tous ces Eno…

Points Négatifs :
- Un album peut-être un peu trop proche, par la forme, de son prédécesseur et certains préférerons largement le virage pris avec Another Green World, premier chef d’œuvre incontestable de Brian Eno.
- Je ne le nie pas : il faut vraiment accrocher à ce style particulier où expérimentation et loufoquerie sont un peu le mot d’ordre de ces chansons. Forcément, si ce n’est pas le cas…

Ma note : 8/10

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