mardi 30 mai 2017

SNOW THERAPY


SNOW THERAPY

Une famille suédoise passe ensemble quelques précieux jours de vacances dans une station de sports d’hiver des Alpes françaises. Le soleil brille et les pistes sont magnifiques mais lors d’un déjeuner dans un restaurant de montagne, une avalanche vient tout bouleverser. Les clients du restaurant sont pris de panique, Ebba, la mère, appelle son mari Tomas à l’aide tout en essayant de protéger leurs enfants, alors que Tomas, lui, a pris la fuite ne pensant qu’à sauver sa peau… Mais le désastre annoncé ne se produit pas, l’avalanche s’est arrêtée juste avant le restaurant, et la réalité reprend son cours au milieu des rires nerveux. Il n’y a aucun dommage visible, et pourtant, l’univers familial est ébranlé. La réaction inattendue de Tomas va les amener à réévaluer leurs rôles et leurs certitudes, un point d’interrogation planant au dessus du père en particulier. Alors que la fin des vacances approche, le mariage de Tomas et d’Ebba est pendu à un fil, et Tomas tente désespérément de reprendre sa place de patriarche de la famille.


Snow Therapy
Réalisation : Ruben Östlund
Scénario : Ruben Östlund
Musique : Ola Fløttum
Production : Coproduction Office, Motlys, Plattform Produktion et Société parisienne de Production
Genre : Comédie dramatique
Titre en vo : Turist
Pays d'origine : Suède, France
Langue d'origine : suédois, norvégien
Date de sortie : 15 août 2014
Durée : 118 mn

Casting :
Lisa Loven Kongsli : Ebba
Johannes Bah Kuhnke : Tomas
Clara Wettergren : Vera
Vincent Wettergren : Harry
Kristofer Hivju : Mats
Fanni Metelius : Fanni
Brady Corbet : Brady

Mon avis : Ce qu’il y a de bien avec un film comme Snow Therapy, c’est que, rien qu’en le regardant, on se rassure tout de suite – au cas on l’on avait des doutes – sur notre propre paternité, car bon, comment dire… si effectivement, personne ne sait par avance comment il réagirait face a une catastrophe, quelle qu’elle soit – dans le cas présent, une avalanche survient et le père de famille prend la fuite en abandonnant femme et enfants –  et même si, effectivement, tout le monde n’est pas un héros, force est de constater que, lorsque l’on est un père ou une mère, ne serais-ce que par instinct, on essai de sauver les siens. Rien d’héroïque là-dedans, juste une question d’instinct naturel, de logique, qui fait que l’on fera tout pour sauver ses enfants… du moins, j’espère que tout le monde agirait ainsi, même si je ne suis pas dupe… Quoi qu’il en soit, dans Snow Therapy, le héros, ce brave Tomas, père de famille de son état, prend courageusement la fuite, abandonnant sa famille, donc, et, ensuite, une fois tout danger évacué, revient comme si de rien n’était, tel un seigneur, se permettant même le luxe de nier son comportement, ce qui ajoute a l’indignité de la chose. Bien évidement, un tel comportement, inexcusable, ne laissera pas sa famille indemne et entre sa femme qui cherche des explications et des enfants qui ne croient plus en la présence rassurante de leur père – oui, c’est à cela que cela sert, un papa, normalement – notre père de l’année va en prendre pour son grade, y compris devant ses amis, tout aussi ébahis de son comportement, même si, de ce coté là, solidarité masculine oblige (sans nul doute), l’excellent Kristofer Hivju et son imposante barbe rousse de viking cherche excuses sur excuses afin d’essayer de le dédouané. Forcément, au vu du synopsis de ce film, Snow Therapy est une œuvre plutôt dramatique et qui aborde un sujet grave, pourtant, l’humour n’est jamais bien loin et il faut dire qu’entre ce père totalement bidon, lâche et de mauvaise foi, son pote qui se fait l’avocat du diable et qui finit par douter de lui-même, les occasions de rire sont nombreuses. Reste cette femme, l’épouse, totalement déboussolée et qui, dégoutée néanmoins par la situation et après une énième mascarade de son mari, finit par se prêter a une mystification ridicule afin de réhabiliter celui-ci aux yeux de ses enfants. Mais personne n’est dupe, y compris le spectateur, qui comprendra que, dans cette histoire, finalement, tout le monde possède une forme de courage, sauf ce pauvre type qui se permet même le luxe – il n’a honte de rien – de bomber le torse en souriant dans un final où, une fois de plus, il n’a pas agis… Bref, vous l’avez compris, j’ai été plutôt conquis par ce Snow Therapy, film dramatique et drôle à la fois et qui, surtout, nous démontre fort bien qu’enfanter est facile, être père est une autre paire de manches !


Points Positifs :
- Il n’était pas évidant de faire un film de deux heures sur un personnage principal aussi détestable et coupable de tant de lâcheté, pourtant, non seulement le pari est réussi mais, surtout, on ne s’ennui pas une seule seconde, ce qui est une gageure au vu de la thématique générale et du fait qu’une bonne partie de l’intrigue est basée sur les dialogues.
- Le personnage de l’épouse, complètement éberluée puis dégoutée par le comportement de son mari et qui, pour ses enfants, finit par réhabiliter ce pauvre type dans une mascarade grand guignolesque qui finit par achever ce dernier aux yeux des spectateurs.
- Le savant mélange entre drame et humour. Il faut dire que même si ce personnage principal est détestable au possible, les situations cocasses sont nombreuses.
- La scène où le père pleure a la mort est géniale tellement celui-ci, grand comédien devant l’éternel, manipule tout le monde ! Du grand art pour un personnage aussi détestable.
- Je l’ai adoré Kristofer Hivju avec sa barbe : toujours a essayer de trouver des excuses a son pote, a douter de lui-même et qui finit par avoir un comportement plus digne, finalement…

Points Négatifs :
- Quelques scènes n’apportent pas grand-chose a l’intrigue – je pense a celle où le père va faire un tour dans une boite de nuit et se bourre la gueule – tandis que, par moments, on dirait qu’il en manque d’autres qui auraient permis de faire le lien entre certaines situations.
- J’ai détesté les enfants, il faut dire que, traumatisés ou pas, ils ont une façon de parler peu crédible ou alors, il y a comme un souci d’éducation…

Ma note : 7,5/10

dimanche 28 mai 2017

LES CAHIERS DE SCIENCE & VIE 169 – L’ALCHIMIE


LES CAHIERS DE SCIENCE & VIE 169 – L’ALCHIMIE
Mai 2017

Au sommaire :
Edito : Naissance d’un certain esprit scientifique
Actualités
En bref
- Quand la Corse sacrifiait au dieu Mithra
- Le chainon manquant
- Pueblo Bonito : une cité précolombienne matrilinéaire
- Il y a 350 ans, on apprenait déjà à lire en syllabique
- Un mystérieux royaume breton retrouvé
En question
- La France racontée par sa toponymie
Analyse
- La démagogie, un atavisme des démocraties ?
Patrimoine
- La chapelle Sixtine photographiée comme jamais
Dossier : L’Alchimie
- L’alchimie entre fantasmes et idées reçues
- Dans le creuset de l’alchimie européenne
- Les principes du Grand Œuvre
- Un art de la pratique
- Au laboratoire des magiciens de la matière
- Les matières premières et leurs transformations
- Quand l’alchimie se fait spirituelle
- Splendeurs et mystères de l’Art sacré
- De l’alchimie à la chimie
- Alchimie et sciences modernes : un héritage imaginaire ?
Interview « L’alchimie a repris sa place dans l’histoire des sciences et des idées » de Didier Kahn
En coulisses
Muséologies
- 1870-1871 : l’année terrible
- Venise en fête, de Tiepolo à Guardi
- Bistrot, une exception culturelle française
- Les trésors retrouvés de la cour de Navarre
- A table avec les romains de Massalia
Livres & Idées
- L’Empire ou la naissance de l’état policier
- Débauches ecclésiastiques
- Portraits royaux
- La préhistoire sur le vif
- Une autre histoire de l’esclavage

Mon avis : D’entrée de jeu, les choses étaient mal engagées pour moi… Il faut dire que, il y a quelques semaines, lorsque j’ai découvert le sujet du dossier principal du dernier numéro en date des Cahiers de Science & Vie, j’avais été tout sauf emballer. Car bon, comment dire, l’alchimie, bah, cela n’a rien de franchement sexy a mes yeux. Et donc, après un précédent numéro consacré aux hérésies et qui, déjà, ne m’avait pas vraiment fait sauter au plafond, force est de constater que, ces derniers temps, les Cahiers me déçoivent un peu. Mais bon, malgré mon peu d’enthousiasme, j’eu l’agréable surprise de découvrir que la première partie de cette revue, celle consacrée a l’actualité historique, n’était pas si inintéressante que cela, bien au contraire : ainsi, entre l’article consacré a la démagogie (qui tombait a pic en période électorale) et quelques autres, plus courts, il y avait de quoi faire. Puis, vint le dossier en lui-même, et là, ce fut une toute autre histoire… Bon, ne tournons pas plus longtemps autour du pot, comme prévu, je n’ai pas accroché, mais alors, presque pas : cela n’est pas forcément dut a une qualité en berne du coté des Cahiers mais davantage a un sujet, l’alchimie donc, qui n’est absolument pas ma tasse de thé. Alors bien sur, tout est une affaire de gouts et certains y trouveront sans nul doute leur bonheur, mais bon, ce ne fut pas mon cas et en dehors de quelques articles, ici ou là, qui ont éveiller mon intérêt, pour le reste, ce fut une belle déception – sur ce point, il aurait été sympa de s’attarder davantage sur les alchimistes des autres continents, bien trop mis en retrait. Bref, vous l’avez compris, un numéro qui, de mon point de vu, ne restera pas dans les annales et, sincèrement, j’espère que le sujet du prochain dossier sera un peu plus intéressant et original ; mais bon, comme je l’ai dit, c’est mon avis personnel et pour peu que vous soyez passionné par l’alchimie, vous y trouverez probablement votre bonheur…


Points Positifs :
- Ici, tout est une affaire de gouts et si l’alchimie vous passionne, alors, vous y trouverez sans nul doute votre compte. Après tout, en toute objectivité, le dossier est bien écrit et plutôt intéressant.
- La réhabilitation de l’alchimie en tant qu’ancêtre de la chimie, d’ailleurs, elle fut bien moins ésotérique que les romantiques du XIXème siècle nous l’ont fait croire.
- L’article consacré aux démagogues tombait si bien à pic en cette période électorale ; certes, c’est Trump qui est visé de nos jours, mais quand je pense à un Mélenchon, je me dis que cela lui va très bien…
- Quelques articles méritent le détour, celui sur la guerre de 1870/1871, celui sur la chapelle Sixtine, sans oublier celui – hélas trop court – qui rétablit certaines vérités sur l’esclavage.

Points Négatifs :
- Un dossier sur l’alchimie !? Franchement, ce n’est pas original pour un sou et cela sent le vu et le déjà-vu…
- Dommage que l’alchimie et les alchimistes des autres continents brillent par leur quasi-absence. Une fois de plus, tout cela est beaucoup trop autocentré sur l’Europe.
- Même la couverture ne donne pas envie…

Ma note : 6,5/10

LES CHEVALIERS DU ZODIAQUE – TOME 11


LES CHEVALIERS DU ZODIAQUE – TOME 11

Le courage de Hyoga et son éveil au 7ème sens lui donnent la victoire face à Milo. Les chevaliers réunis dans la maison du Sagittaire font le serment de protéger Athéna coûte que coûte. C'est Shiryu qui s'en va le premier, s'envolant vers les étoiles en emportant Shura du Capricorne. Dans la maison du Verseau, Hyoga retrouve son maître et les deux hommes s'éteignent après un combat héroïque. Seiya et Shun arrivent à la dernière maison où Aphrodite des Poissons les y attend.


Les Chevaliers du Zodiaque – Tome 11
Scénariste : Masami Kurumada
Dessinateur : Masami Kurumada
Genre : Shōnen
Type d'ouvrage : Aventure, Action, Fantastique, Mythologie
Titre en vo : Saint Seiya vol 11
Parution en vo : 08 juillet 1988
Parution en vf : 22 août 1998
Langue d'origine : Japonais
Editeur : Kana
Nombre de pages : 169

Mon avis : Après deux volumes qui n’étaient pas loin de l’excellence scénaristique, le neuvième – où nos héros affrontaient le Cancer et le Lion – et le dixième – Shaka de la Vierge – force est de constater que ce nouveau volume de ce cultissime manga qu’est Les Chevaliers du Zodiaque est un poil inférieur a ses prédécesseurs immédiats. Alors certes, il faut relativiser les choses, puisque ce dernier, malgré ce constat, n’en reste pas moins excellent et riche en scènes cultes, cependant, non seulement il est difficile de passer tout juste après l’inoubliable affrontement entre Shaka et Ikki, mais aussi et surtout, car Kurumada use et abuse un peu trop de certaines ficelles récurrentes pour les dernières Maisons du Sanctuaire avec ces sacrifices successifs : d’abord Shiryu face a Shura du Capricorne, dans un combat qui, certes, marque les esprits, ensuite Hyoga face a son maitre, Camus du Verseau, cet affrontement étant moins marquant par certains cotés. Du coup, et même si le procédé est toujours aussi efficace, l’effet de surprise n’est plus là et on devine d’avance que dans le prochain volume, Shun y passera face au Chevalier d’Or des Poissons. Finalement, l’un des meilleurs moments de ce onzième tome reste encore le combat entre Hyoga et Milo du Scorpion, dans les premières pages, où ce dernier finit par comprendre que Saori est la véritable réincarnation de la déesse Athéna et se décide à sauver son adversaire… Mais bon, n’allez pas croire que ce onzième volume des Chevaliers du Zodiaque soit mauvais ou déçoive, ce n’est absolument pas le cas, bien au contraire, disons juste que quelques petits défauts l’empêchent d’atteindre l’excellence, et de très peu…


Points Positifs :
- Le combat entre Shiryu et Shura du Capricorne est l’un des plus marquants de la Bataille du Sanctuaire, quand au sacrifice final, disons qu’au moment où celui-ci arrive, le lecteur est encore surpris. De plus, Shura n’étant pas mauvais en soi, cela apporte une petite touche dramatique du plus bel effet.
- L’affrontement entre Milo du Scorpion et Hyoga, particulièrement pour son final où le Chevalier d’Or comprend que Saori est en fait Athéna et où il finit par sauver la vie de son adversaire.
- Le duel a mort entre le maitre et son élève : Camus du Verseau et Hyoga.
- Une fois de plus, Kurumada est au top de sa forme lorsqu’il dessine les Chevaliers d’Or et, graphiquement, il faut reconnaitre que le bougre a fait d’énormes progrès depuis ses débuts.

Points Négatifs :
- L’auteur abuse un peu trop des mêmes grosses ficelles – affrontement, sacrifice – et, du coup, au bout d’un moment, il n’y plus aucun effet de surprise. Alors certes, le procédé est efficace, mais bon, quand on en est à deviner ce qui arrivera à Shun…
- Un grand bof pour le passage dans la Maison du Sagittaire, mais le plus drôle, c’est qu’on se demande comment les Chevaliers de Bronze y passent une heure ?!
- Une faute de traduction culte dans les dernières pages de ce volume avec le célèbre : Andromède, Chevalier d’Or des Poissons !

Ma note : 8/10

samedi 27 mai 2017

THE AUTHORITY – LES ANNÉES STORMWATCH – TOME 2


THE AUTHORITY – LES ANNÉES STORMWATCH – TOME 2

Marchant dans la rue, Jenny Sparks est agressé par un homme au visage caché par un masque dissimulant ses yeux. Il la frappe à plusieurs reprises et lui plante plusieurs aiguilles dans le dos, immobilisant celle que l'on surnomme l'Esprit du XXème siècle et lui bloquant ses pouvoirs électriques, avant de partir. Jenny parvient in extremis à briser une aiguille puis les autres. Elle prévient Stormwatch et demande un entretien immédiat avec Weatherman. Ce dernier est indisponible, il est en train d'annoncer à Stormwatch Prime leur prochaine mission. Un super héros surnommé le Très Haut est resté pendant 10 ans immobile sur son trône. Il a soudainement disparu et ses intentions n'étant pas vraiment très claires, Weatherman souhaite que son équipe le retrouve au plus vite. Ancien membre de Stormwatch, Malcolm King est conduit dans une base secrète où il se retrouve en face du Très Haut et d'autres surhumains. Le frère de Jackson, qui est toujours présent au sein de Stormwatch, a l'intention de leur confier des informations tenues secrètes afin que ces héros s'en prennent à ses anciens partenaires...


The Authority – Les années Stormwatch – Tome 2
Scénario : Warren Ellis
Dessins : Tom Raney, Bryan Hitch, Oscar Jimenez, Michael Ryan, Chris Sprouse
Encrage : Chuck Gibson, Luke Rizzo, Jason Gorder, Mark McKenna, Eduardo Alpente, Homage Studio, Scott Williams, JD, Kevin Nowlan
Couleurs : Gina Going, Laura Depuy, Mike Rockwitz
Couverture : Bryan Hitch
Genre : Super-Héros
Editeur : DC Comics
Titre en vo : Stormwatch – Volume 2
Pays d’origine : Etats-Unis
Parution : 22 mai 1997 – 01 septembre 1998
Langue d’origine : anglais
Editeur français : Urban Comics
Date de parution : 28 avril 2017
Nombre de pages : 432

Liste des épisodes
Stormwatch 48-50
Stormwatch vol.2 1-11
WildCATS/Aliens

Mon avis : Prenant le train en marche de Stormwatch au trente-septième épisode, le britannique Warren Ellis avait fort habilement relancé la saga de Jim Lee et de Brandon Choi en recomposant l’équipe, en ajoutant des nouvelles figures a celle-ci et, accessoirement, en modifiant de fort belle manière l’intrigue scénaristique, cette dernière devenant bien plus intéressante avec ces histoires de nouvel ordre mondial et d’une Amérique présentée, il faut le reconnaitre, comme l’une des plus grandes menaces pour la paix dans le monde. Tout cela, nous avions put le découvrir, ou le redécouvrir, dans le premier volume de The Authority – Les années Stormwatch, en fin d’année dernière, véritable petit bijou offert par les éditions Urban a tout amateur de comic digne de ce nom – surtout que, pendant 20 ans, les publications françaises furent pour le moins aléatoires. Du coup, c’était avec une hâte certaine que je me suis lancé dans ce second et dernier volume de Stormwatch, un véritable pavé de plus de 400 pages, ce qui, ma foi, est plutôt imposant ! Et d’entrée de jeu, le plaisir fut une fois de plus au rendez vous : il faut dire que découvrir cette série des années 90, peu connue sous nos lattitudes et porteuse en elle de quelques défauts des comics de l’époque – surtout pour ce qui est des dessins – mais qui n’en vaut pas moins le coup, de part l’originalité d’un Warren Ellis loin des carcans réducteurs de Marvel et de DC, est un pur régal ! Certes, tout n’est pas parfait et comme je l’ai dit, pour ce qui est des dessins, si l’on retire les épisodes de Bryan Hitch qui sont une pure merveille graphique, le reste fait un peu mal aux yeux – d’ailleurs, sur ce point, dommage que le sieur Hitch soit si peu présent. Mais coté scénario, force est de constater que l’on ne s’ennui pas une seconde et que les événements se bousculent, tous plus étonnants les uns que les autres : Ellis oppose son équipe a d’anciens super-héros surpuissants, fait disjoncter le Weatherman, relance une fois de plus la série avec une « seconde saison », crée pour l’occasion deux nouveaux personnages fortement inspirés de Superman et de Batman, nous montre une Terre parallèle, fait intervenir les WildCATS et commet un véritable massacre en règle, histoire de ne laisser que quelques survivants qui formeront le noyau dur de sa prochaine création, The Authority. Bien évidement, Stormwatch pourrait être critiquable sur bien des points, comme ce massacre final qui tombe un peu comme un cheveu dans la soupe, mais bon, dans l’ensemble, les nombreux épisodes qui composent ce second volume nous démontrent fort bien qu’a son époque, cette série n’avait pas a rougir de la concurrence des deux grosses maisons d’éditions, bien au contraire, et que, accessoirement, le meilleur était encore a venir, mais ceci est déjà une autre histoire…


Points Positifs :
- Non seulement Warren Ellis aura bouleversé la série en profondeur, mais surtout, comme on peut le constater dans ce second volume de Stormwatch, il l’aura entrainé très loin, cela, par le biais de scénarios pour le moins originaux, qui nous surprennent encore, vingt ans plus tard, et où on ne s’ennui pas une seconde !
- Des super-héros cachés qui souhaitent changer le monde, Weatherman qui perd les pédales et qui s’en prend a son équipe, Midnighter et Apollo, tous deux fortement inspirés de Batman et de Superman, l’arc de la Terre parallèle, les WildCATS et les Aliens (oui, les mêmes que celui du film), ces derniers massacrant l’équipe… Que d’événements dans ce second tome de Stormwatch !
- Tous les épisodes dessinés par Bryan Hitch sont une pure merveille ! Quel dommage que celui-ci n’ai pas été aux crayons sur l’ensemble de la série…
- Les nombreux clins d’œil a l’Histoire des comics, a d’autres séries, etc.
- Warren Ellis est sans pitié vis-à-vis de l’administration américaine, et quelque part, cela a un petit coté jouissif.
- Un sacré pavé que se second volume de Stormwatch et, accessoirement, un grand merci aux éditions Urban Comics pour avoir publié cette série culte de la fin des années 90 !

Points Négatifs :
- Je n’ai rien contre un bon petit massacre qui laisse sur le carreau tout un tas de personnages, or, celui qui nous est proposé ici par Warren Ellis est plus que bancal : déjà, la plupart des protagonistes sont tués sans qu’on le voit, les WildCATS découvrant leurs corps au fur et a mesure de leur avancée, ensuite, les hauteurs de ce massacre, certes, ce sont les fameux Aliens, mais bon, comment dire, c’était Stormwatch en face ! Bref, on sent que Ellis était surtout pressé d’en finir avec tout ce petit monde, au mépris des personnages et, quelque part, des lecteurs.
- Coté dessins, en dehors des épisodes de Bryan Hitch, force est de constater que cela reste moyen voir très moyen par moments ; typique des années 90, le style de la plupart des artistes a terriblement mal vieillit.
- Euh, Rose Tattoo meurt un peu trop facilement, non !?
- Mouais, je pense que les éditions Urban Comics auraient put nous trouver une autre couverture que celle avec Midnighter en gros plan…

Ma note : 8/10

vendredi 26 mai 2017

METROPOLIS – TOME 4


METROPOLIS – TOME 4

Les mystérieux services secrets de l'Interland orientent l'enquête de Gabriel Faune vers l'Automate Mental 45, une sorte d'œuvre d'art mécanique qui hante les souvenirs du citoyen numéro 1 de la cité. En remettant la main sur les pièces détachées de l'objet étrange, Gabriel semble plongé dans une forme de révélation, sous les yeux étonnés de Grete qui l'a élevé pendant son enfance. Mais l'arrivée de Freud va interrompre ce moment, lorsque tous les trois réalisent que Lohmann, à nouveau sous l'emprise de M son double maléfique, est éminemment dangereux. Ils se précipitent vers l'appartement de Louise dont ils craignent qu'elle soit victime d'une vengeance de l'inspecteur de police à la double personnalité. Faune se souvient de la nuit qu'il a passée avec la jeune femme, et imagine la vengeance possible de son compagnon. Lorsqu'ils arrivent sur place, l'affrontement ne pourra plus être évité. L'enquête sur la mystérieuse explosion de la Tour de la réconciliation va prendre une nouvelle tournure, dont Gabriel est convaincu qu'elle ne correspond pas à la réalité...


Metropolis – Tome 4
Scénario : Serge Lehman
Dessins : Stéphane de Caneva
Couleurs : Dimitris Martinos
Couverture : Benjamin Carré
Editeur : Delcourt
Genre : Uchronie, Fantastique, Policier
Pays d’origine : France
Langue d’origine : français
Parution : 18 janvier 2017
Nombre de pages : 96

Mon avis : Paru en ce désormais lointain mois de janvier 2014, le premier tome de Metropolis, une des dernières œuvres en date de l’un des rares auteurs français véritablement original, je veux bien évidement parler de Serge Lehman, m’avait immédiatement emballé de par son synopsis et ses multiples références, que ce soit aux films du grand Fritz Lang mais aussi a des figures historiques bien réelles. Ainsi, depuis lors, et après un second puis un troisième volume qui s’étaient avérés être tout aussi excellents, la série avait poursuivie son petit bonhomme de chemin et même s’il elle n’avait pas atteint les sommets qualitatifs de son ainée, La Brigade Chimérique, force est de constater qu’elle n’en était pas loin. Ce fut donc avec un intérêt et une impatience notable que j’attendais donc cette conclusion, tout en espérant que celle-ci, bien évidement, soit a la hauteur de mes espérances ; après tout, il aurait été fort dommage qu’une œuvre aussi bonne finisse en queue de poisson… Or, d’entrée de jeu, un détail me choqua : les dessins. Ayant fortement apprécié le travail du sieur Stéphane de Caneva aux crayons et celui de Dimitris Martinos aux couleurs depuis le premier volume, dès les premières planches, j’ai eu un doute que les mêmes hommes étaient toujours aux commandes, or, après vérification, c’était le cas, et là, sincèrement, j’ai eu un pas de mal a comprendre ce qui leur était arriver, car bon, comment dire… si leur travail lors des trois premiers tomes de Metropolis était sans faute, il est clair qu’il y a une baisse qualitative notable dans ce dernier volume, particulièrement au niveau des traits. Une franche déception, donc, d’autant plus regrettable qu’elle est peu compréhensible et pour le moins inattendue… Fort heureusement, le scénario, lui, sauve un peu les meubles et si l’on pouvait éprouver quelques craintes quand a la conclusion, ceux-ci finissent par être définitivement enterré tant Serge Lehman nous en a concocter une qui certes, est complexe, mais qui n’en reste pas moins fort logique quand a ses aboutissements. Bien évidement, le lecteur attentif aura put deviner certaines choses dès le premier tome mais dans l’ensemble, cette conclusion me semble pour le moins parfaite au vu du déroulement du scénario – surtout après relecture de l’intégralité de la saga, ce qui nous permet de noter tous les petits détails qui amènent a celle-ci. Bref, scénaristiquement, Metropolis finit en beauté et confirme, une fois de plus, que Serge Lehman est un superbe auteur qui possède ses thèmes de prédilections, sait de quoi il parle et nous émerveille à chaque fois. Pour ce qui est des dessins, hélas, c’est une toute autre histoire et cela est fort dommage, surtout que c’est un peu incompréhensible au final…



Points Positifs :
- Il n’est jamais facile de livrer une conclusion a la hauteur d’une saga qui avait été quasiment parfaite jusque là, surtout quand le scénario est franchement complexe et que l’on devine que les explications finales le seront tout autant. Fort heureusement, Serge Lehman réussi son coup et même si sa conclusion est à la fois simple et compliquée – une histoire d’univers parallèles – force est de constater que cette dernière est tout bonnement parfaite !
- Scénaristiquement, c’est plutôt excellent : on se dit que le héros, Gabriel Faune, n’est pas tout seul dans sa tête et on commence a douter de tout puis, finalement, on comprend qu’il n’avait pas tout a fait tort et les révélations finales concluent en beauté l’intrigue.
- Encore et toujours les très nombreuses références culturelles, artistiques, historiques, l’ambiance, digne des films de l’époque, les clins d’œil a moult figures réelles et qui raviront les amateurs éclairés.
- Le petit hommage final a la ligne claire, comme si, en arrivant dans notre monde, on passait des comics au style majeur de la bande dessinée européenne.
- Comme a chaque fois, la couverture est une réussite.

Points Négatifs :
- Je ne sais pas ce qui est arrivé à Stéphane de Caneva et à Dimitris Martinos mais pour ce qui est des dessins, il y a une baisse notable de qualité. Alors certes, dans l’ensemble, cela reste plutôt bon, cependant, au vu de l’excellence des trois premiers tomes, il est clair que l’on ne peut qu’être déçu par ce quatrième volume…
- Comme a chaque fois dans les œuvres de Serge Lehman, si l’on ne possède pas un bagage culturel conséquent, on passera a coté de pas mal de références voir d’une bonne partie du scénario. Après, a chacun de se cultiver un minimum aussi, après tout, a notre époque, ce n’est pas difficile…

Ma note : 8/10
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