jeudi 11 mai 2017

LA LÉGENDE DE HAWKMOON – LA QUÊTE DE TANELORN


LA LÉGENDE DE HAWKMOON – LA QUÊTE DE TANELORN

Hawkmoon rencontre le Congrès des Sages, les émissaires de la Loi en guerre contre le Chaos. Il doit trouver Tanelorn pour libérer ses enfants. Il lui faudra embarquer sur une bien étrange nef, prête à partir pour la cité perdue où se prépare l'affrontement suprême entre l'Epée Noire et le Bâton Runique. Hawkmoon va-t-il mourir, comme toutes les incarnations du Champion Eternel ? Retrouvera-t-il ses enfants captifs dans les replis du multivers ? Est-ce enfin la mort pour les dieux et la vie pour les hommes ?


La Légende de Hawkmoon – La quête de Tanelorn
Auteur : Michael Moorcock
Type d'ouvrage : Fantasy, Dystopie
Première Parution : 12 avril 1975
Edition Française : 11 février 2008
Titre en vo : The Quest for Tanelorn
Pays d’origine : Royaume-Uni
Langue d’origine : anglais
Traduction : Gérard Lebec
Editeur : Pocket
Nombre de pages : 150

Mon avis : Finalement, nous voilà arriver au bout de La Légende de Hawkmoon, avec ce septième tome, La quête de Tanelorn, la mythique citée, havre de paix qui existe sur tous les plans d’existence à la fois et que l’on retrouve dans les divers cycles du Champion Eternel. Que de chemin parcouru depuis les débuts, la lutte contre l’Empire Grandbreton, que je croyais au début occupée l’ensemble de la saga, puis la suite, plus onirique, plus en rapport avec la cosmologie du Multivers où bon nombre de questions restées en suspens, y compris dans d’autres cycles comme Elric par exemple, trouveront enfin leurs réponses. Car, avec La quête de Tanelorn, Moorcock trouve un final au destin du Champion Eternel (et cela, je ne m’y attendais pas) ; cela ne l’empêchera pas par la suite d’y revenir à de multiples reprises, mais au moins, le dernier tome de La Légende de Hawkmoon clôt les débats, et rien que pour cela, il mérite amplement d’être lu ! Maintenant, la question qui prime sur toutes les autres est bien entendu de savoir si le contenu est finalement à la hauteur des événements ? Et là, la réponse est loin d’être aussi simple. Incontestablement, le septième tome de La Légende de Hawkmoon est indispensable, ne serais ce que, une fois arrivée a ce point de la saga, il serait dommage, pour ne pas dire idiot, de ne pas savoir comment tout cela va s’achever. De plus, comme je vous l’ai déjà dit, ce final ne se limite pas uniquement à celui de la série en cours, mais, dans un ensemble bien plus large, regroupe Elric, Corum, Erekosë et tous les autres avatars du Champion Eternel. Alors, forcement, il en devient du coup indispensable. Cependant, qui dit indispensable ne signifie pas forcement que la qualité sera exceptionnelle, et sur ce point, et par exemple, l’on se retrouve à milles lieux du mythique Stormbringer qui clôturait Elric. Ainsi, même si les révélations finales quand au destin du Champion, l’identité de l’Epée Noire et du Bâton Runique et la conjonction d’un millions de sphères sont tout bonnement époustouflantes et raviront le fan, le reste est loin de marquer autant les esprits. Ainsi, le début apparait comme étant un peu poussif et il faut attendre que Hawkmoon soit arraché pour la énième fois à sa douce Yisselda pour que, enfin, les choses sérieuses commencent enfin ! D’ailleurs, la scène où Hawkmoon est arrachée a son monde, sous les yeux d’une étrange entité dont les plus perspicaces devineront l’identité réelle, est a mon avis assez bien réussie, de même que la suite, lorsque le Duc de Köln se retrouve dans une curieuse dimension et qu’il à a faire à douze sages qui lui enjoignent de trouver Tanelorn. Malheureusement, la suite est un peu difficile a lire puisque ce n’est qu’une réédite d’une nouvelle du Cycle d’Elric paru dans Le Navigateur sur les mers du destin, où les quatre plus célèbres avatars du Champion Eternel, Elric, Hawkmoon, Corum et Erekosë, se retrouvent pour affronter deux sorciers issus d’un autre univers et qui menacent de détruire celui-ci. La seule et unique différence, celle-ci est écrite du point de vu de Hawkmoon (logique), mais sinon, c’est strictement la même chose. Bon, cela se comprend vu que ce sont les mêmes événements mais tout de même, lorsque l’on à déjà lu Elric, difficile de s’intéresser pour ceux-ci sans avoir l’impression de perdre sans temps et d’avoir droit à un certain remplissage. Heureusement, le final est là pour relever le tout et là, je vous assure que celui-ci vaut largement le détour comme je vous le laissais déjà entendre. Je ne tiens pas trop à spoiler celui-ci mais sachez seulement que Erekosë sera présent, que Stormbringer fera son grand retour, que bon nombre de disparus également, que ceux que l’on nomme les Dieux disparaîtrons, que la Conjonction d’un millions de sphères aura bel et bien lieu et que toutes les réponses que l’on pouvait se poser, ou presque, trouveront leurs réponses… Au final, malgré quelques réticences quand à ce dernier tome de La Légende de Hawkmoon, La quête de Tanelorn comporte énormément d’éléments positifs, intéressants et, surtout, conclue de fort belle manière l’intégralité du Cycle du Champion Eternel – et ce, dès 1975 ! Du coup, il apparait qu’il est préférable de mieux lire Hawkmoon en dernier – pour une relecture, comme c’est le cas, ce n’est pas grave mais la première fois, cela nous fait passer a coté de pas mal d’éléments et on ne comprend pas tout. Enfin bon, j’ai put être, au fil de mes critiques, assez négatif à l’encontre des différents tomes de La Légende d’Hawkmoon mais dans l’ensemble, ce cycle reste plutôt plaisant et ravira les fans de Moorcock ; bien entendu, il reste inférieur a celui de Elric ou celui de Corum, véritable petit bijou pour ce dernier, mais bon, rien que pour l’empire Grandbreton, ses protagonistes hauts en couleur et cette superbe conclusion, le jeu vaut largement la chandelle, et pas qu’un peu !


Points Positifs :
- Plus que la conclusion de La Légende de Hawkmoon, La quête de Tanelorn conclue en fait l’intégralité de tous les cycles consacrés au Champion Eternel, quels que soient les diverses incarnations de celui-ci au fil du temps et des dimensions. Bref, un incontournable pour tout fan de Moorcock qui se respecte !
- Ici, l’auteur nous révèle tout, absolument tout : ce qu’il advient des dieux, les origines de la Balance Cosmique, ce qu’est véritablement la Conjonction d’un millions de sphères, le sort de tous les Champions, de leurs compagnes, de leurs compagnons, mais aussi et surtout, ce qu’est véritablement Stormbringer et ses divers avatars.
- Le plaisir d’avoir les quatre plus charismatiques Champions agissant de consort : Hawkmoon, bien sur, mais aussi Elric, Corum et Erekosë !
- Un happy-end pour un avatar du Champion Eternel, la chose est suffisamment rare pour ne pas le signaler !

Points Négatifs :
- Un bon quart de ce roman n’est que la réédite d’une nouvelle paru dans Le Navigateur sur les mers du destin, un volume du Cycle d’Elric. Certes, cela est plutôt logique et d’ailleurs, c’est écrit du point de vu de Hawkmoon, mais bon, rien de nouveau là-dedans…
- Un petit peu dommage tout de même que ce roman ne soit pas un peu plus long ; après tout, c’est la conclusion finale de l’intégralité des divers cycles écrits par Moorcock !

Ma note : 8/10

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