vendredi 23 juin 2017

LA TRILOGIE DE LA QUÊTE D’EREKOSË


LA TRILOGIE DE LA QUÊTE D’EREKOSË

Je suis John Daker, victime des rêves du monde entier. Je suis Erekosë, Champion de l’Humanité, qui extermina la race humaine. Je suis Ulrik Skarsol, Seigneur de la forteresse Gelée, qui porta l’Epée Noire. Je suis Ilian de Garathorm, Elric le Tueur de Femmes, Hawkmoon, Corum et tant d’autres, hommes, femmes ou androgynes. Je fus tous ceux-là. Et tous sont des guerriers engagés dans l’éternelle Guerre de la Balance, cherchant à préserver la justice dans un univers sous la menace perpétuelle d’un Chaos qui gagne du terrain, à imposer le Temps à une existence sans commencement ni fin. Et pourtant, cela n’est pas ma vraie malédiction…


La Trilogie de la Quête d’Erekosë
Auteur : Michael Moorcock
Type d'ouvrage : Fantasy
Première Parution : 1970, 1970, 1986
Edition Française : 26 avril 2007
Titre en vo : The Eternal Champion, Phoenix in Obsidian, The Dragon in the Sword
Pays d’origine : Royaume-Uni
Langue d’origine : anglais
Traduction : Arnaud Mousnier-Lompre
Editeur : Pocket
Nombre de pages : 864

Mon avis : Après de longs mois, je suis finalement venu à bout (si l’expression est véritablement celle qui convient) des quatre cycles majeurs du Champion Eternel de Michael Moorcock. Ainsi, après ElricHawkmoon puis Corum, il était temps, bien entendu, de découvrir Erekosë, la fameuse incarnation du Champion dont le privilège, ou plutôt la malédiction, est de se souvenir de toutes ses incarnations, passées et futures. Cependant, avant d’aller plus loin et de développer ma critique du cycle qui nous préoccupe aujourd’hui, je tenais à avouer en toute franchise que j’étais assez dubitatif avant de me plonger dans la lecture de La Trilogie de la Quête d’Erekosë. Tout d’abord, le personnage en tant que tel ne m’attirait pas plus que ça : entre Elric, la classe à l’état pur, Hawkmoon certes moins charismatique mais à l’univers si riche et un Corum qui ne souffre aucunement de la comparaison avec le Prince albinos, Erekosë, lui, me paraissait un ton en dessous ; certes, le fait qu’il se souvienne de ses autres incarnations était un postulat de base plutôt intéressant et original, mais a part ça, j’avais du mal a imaginer ce que l’auteur, passé les premières pages, pouvait en tirer, surtout que les quelques critiques lues ici et là ne m’inspiraient pas une grande confiance. Et comme le peut de fois où le personnage était apparu dans les autres romans de ses « avatars », il ne m’avait pas laissé un souvenir impérissable, je reconnais que ce fut avec une certaine méfiance et sans attendre grand-chose que j’ai abordé la Quête d’Erekosë. Cependant, avant de renter dans le vif du sujet, une petite précision s’impose au sujet de ce cycle. La présente édition, de chez Pocket, regroupe les trois volumes du cycle d’Erekosë : Le Champion ÉternelLes guerriers d’argent et Le Dragon de l’épée. J’aurais put vous proposer trois critiques différentes qui se seraient succédées, ce qui, d’ailleurs, au vu de la longueur de ceux-ci en comparaison avec ceux d’Elric et consorts n’auraient pas dénotés, bien au contraire mais après une courte hésitation, je me suis décidé pour un unique article, diviser en trois. Les deux premiers romans sont liés puisque écrits à la même époque (1970), le dernier, lui, est bien plus récent et est un peu à part. Ainsi, dans Le Champion éternel, le lecteur fait donc connaissance avec Erekosë dans le premier roman qui lui est exclusivement consacré, au titre révélateur qui veut tout dire à lui tout seul. Disons le tout de suite, ce récit est bien plus profond que l’on pourrait le croire de prime abord. En effet, bon nombre des détracteurs d’Erekosë ont, au fil des ans, critiquer cette œuvre sous le prétexte, pas forcement faux d’ailleurs, que Moorcock use jusqu'à n’en plus soif son idée de départ sur le fait que son héros se souvient de ses incarnations successives. Cette critique, que je ne nie pas, est certes fondée pour les deux premiers volumes du cycle, pourtant, cela serait réducteur de les écarter uniquement par ce fait : en effet, puisque Erekosë a le malheur (oui, qui aimerais être a sa place ?) de se souvenir d’un nombre incalculable d’autres vies, il me semble logique et normal que l’auteur en face mention à de multiples reprises au fil du récit et que cette malédiction ne soit pas occultée. Alors oui, l’on se retrouve du coup avec un personnage qui se lamente énormément, voir trop ; mais deux choses sont à prendre en considération : Elric fait de même et tout le monde trouve cela génial, quant à Hawkmoon, il devient justement intéressant lorsqu’il souffre et se lamente, les premiers tomes, franchement, ce n’est pas trop ça. Nous avons donc un personnage, Erekosë avec de la profondeur, troublé (on le serait aussi à sa place) et qui ne se sent pas vraiment chez lui dans le monde où il débarque. Mais là où Moorcock fait très fort, c’est dans une intrigue qui très rapidement, va prendre, malgré les apparences, un chemin tout bonnement contestataire et dénonciateur de la folie des hommes : effectivement, lorsque l’on lit Le Champion éternel, comment ne pas y voir que plus qu’un simple récit de Fantasy parmi tant d’autres, une œuvre forte (oui, j’ose mes mots) qui nous montre a quel point la haine de tout ce qui est différent, la peur de l’autre, le racisme peut entraîner l’Homme dans une folie destructrice, meurtrière et génocidaire ; car Erekosë, Champion de la race humaine appelé pour éradiquer les Xenans, que l’on accuse de tous les maux et bien plus encore, s’apercevra bien vite que la folie et le radicalisme n’est pas du coté qu’il croyait, au point de trahir sa propre race. Mais chut, j’en ai trop dit et je laisse au lecteur le plaisir de découvrir sans tarder un récit intense et bien trop rare à mon goût. Un récit qui, par le biais du fantastique et du merveilleux, donne à faire réfléchir sur le comportement humain en général. Sincèrement, un régal. Pour ce qui est des Guerriers d’Argent, mon enthousiasme, malheureusement, a dut baisser d’un ton. En effet, si Michael Moorcock avait atteint des sommets avec Le Champion éternel, force est de constater que la suite est d’un tout autre acabit et que, les critiques que certains ont put faire à la série trouvent ici toute leur justification. Car Erekosë, appelé dans un autre monde, dans un lointain futur ( ?), gelé, sous un soleil rouge et en fin de vie, un monde morne où ses rares habitants, désabusés, attendent sans espoir leur morts, se contente ici, en toute franchise, de se lamenter (avec plus de raisons puisque en plus, il est arraché à celle qu’il aime), d’accomplir sa quête sous l’identité d’Ulrik dans un récit qui se laisse lire mais qui n’a pas la force de son prédécesseur, loin de la. Sans être mauvais, le synopsis de ces Guerriers d’argent n’est qu’un banal récit de Fantasy, sans nouveautés et qui ne surprend plus le lecteur, l’effet de surprise du premier volume étant passé. Alors oui, j’ai passé un bon moment à sa lecture, mais bon, sans plus et après coup, je dois admettre que celui-ci ne restera pas dans les annales. Ce n’est pas une question de qualité intrinsèque (l’histoire est bonne) mais disons qu’elle aurait put se suffire a elle-même et qu’elle n’apporte pas grand-chose à l’ensemble. Bref, vous l’avez compris, à mille lieux du Champion éternel, ces Guerriers d’argent, s’ils comportent quelques bons moments, sont loin d’être indispensables, sauf, bien entendu, pour la compréhension du cycle dans son ensemble. Le Dragon de l’épée est heureusement d’un tout autre acabit. Ecrit vers la fin des années 80, a la même époque que deux titres d’ElricLa Forteresse de la Perle et La revanche de la rose, il en est assez semblable par la forme et le style d’écriture, bien plus élaborer que dans les premiers écrits de Moorcock. Du coup, il dénote assez avec les deux premiers récits du cycle, en particulier par la forme et surtout, donc, par le style, bien plus complexe et où les descriptions ont gagné en profondeur. Mais cette évolution dans le style littéraire n’est pas forcement un gage de qualité a première vu ; après tout, rien ne nous garantissait que ce dernier tome des péripéties d’Erekosë soit une réussite. Mais heureusement, comme le lecteur s’en aperçoit assez rapidement au fil des pages, Le Dragon de l’épée est un très bon récit de l’auteur britannique qui a sut, une fois de plus, tenir en haleine ses lecteurs avec un texte fort, profond, et qui, par certains cotés (et malgré toutes les dissemblances dut aux deux décennies d’écart) ressemblent a son prédécesseur, Le Champion éternel. Car une fois de plus, ce n’est pas à un simple récit de Fantasy que l’on aura droit tant les sujets abordés, si l’on sait bien lire entre les lignes (et encore) sont nombreux. Si dans le premier volume du cycle, c’était la guerre et le racisme qui étaient dénoncés principalement, cette fois ci, c’est les totalitarisme, les dictateurs et les façons dont ceux-ci parviennent au pouvoir, et contrôlent leur peuple, qui est mis en avant, avec un parallèle plus que judicieux avec Hitler et le nazisme, par le biais d’un personnage, Von Beck, avatar a la fois du Champion et du Compagnon, suivant le lieu et le temps où celui-ci (et les autres membres de sa famille) est utilisé. Ainsi, en plus d’un récit très réussi et captivant, même si pas forcement original (sauvez le monde, récupérer une épée, des méchants très méchants etc.), Moorcock réussi à transcender son œuvre en lui donnant un coté engagé de bon effet. Mais ce n’est pas tout et ce n’est pas seulement le totalitarisme qui est dénoncé dans ce troisième volume de La Quête d’Erekosë : en effet, par le biais de son personnage principal et de sa lute incessante entre ses diverses identités, l’auteur nous montre, le plus naturellement du monde, que le simple fait de savoir qui on est véritablement et de l’accepter, vaut tous les hauts faits héroïques du monde. Oui, c’est John Daker qui l’emporte sur Erekosë, Ulrik, et tous les autres à la fin, oui, c’est John Daker qui fait que, les six Royaumes sont sauvés, et c’est finalement John Daker qui, à la fin, est récompensé de ses efforts en obtenant un repos bien mérité, les dernières lignes étant assez forte a mon avis lorsque Moorcock nous dit, par le biais de son héros, que notre monde est tout autant fantastique que ceux qu’il a put parcourir, qu’il y autant de mérite à y vivre que partout ailleurs. Un constat simple et qui serait bon pour tous ceux qui rêvent d’une autre vie, soit disant plus merveilleuse, en oubliant, tout bonnement, de vivre la leur. Franchement, un excellent roman, sans aucune contestation possible. Alors, mes craintes de départ en ce qui concernaient Erekosë ? Envolées, bien entendu à la suite de ces trois récits (moins le deuxième tout de même, loin d’avoir la force des deux autres) qui, sincèrement, m’ont plus qu’agréablement surpris. J’étais très loin de m’attendre a tant de qualités en lisant La Trilogie de la Quête d’Erekosë et ce fut donc avec surprise que je l’aie dévoré, y prenant énormément de plaisir. Franchement, je conseille vivement la lecture de ce cycle à tous les amoureux de Moorcock, aux amateurs de Fantasy en général, mais aussi, à tous ceux qui aiment réfléchir et ne pas se contenter de lire des œuvres fades, sans grand intérêt.


Points Positifs :
- Une excellente compilation des trois romans du cycle d’Erekosë et qui rend justice a un héros trop souvent oublié ou mis de coté chez les fans de Moorcock qui lui préfèrent le flamboyant Elric ou Corum et Hawkmoon. Personnage fort complexe, qui a la malédiction de se souvenir de toutes ses vies passées et futurs, Erekosë se révèle être un avatar du Champion Eternel bien plus intéressant que prévu.
- Le Champion Eternel, le premier roman, est un pur bijou tant par son intrigue, rapidement captivante, que pour ce qu’il dénonce, c’est-à-dire, le racisme, la haine de ce qui est différent et la guerre dans son ensemble. Un beau petit plaidoyer a l’acceptation de l’autre et qui n'a pas prit une ride, même de nos jours.
- Le Dragon de l’épée, plus récent puisque datant des années 80, n’en reste pas moins plutôt bon dans l’ensemble. Voilà aussi un roman qui, sous couvert d’un récit de Fantasy, est un beau petit brulot contre les totalitarismes en tous genres.
- La présence d’Ulrich von Beck dans Le Dragon de l’épée, autre avatar du Champion Eternel et qui tient lieu ici de compagnon a Erekosë.

Points Négatifs :
- Pour ce qui est des Guerriers d’Argent, si ce roman se laisse lire et est plutôt plaisant, il est largement inférieur aux deux autres, de plus, il fait un peu doublon avec le premier.
- Si Le Dragon de l’épée clôt fort bien cette intégrale, il faut reconnaitre qu’il possède quelques petites faiblesses, l’intrigue possédant un petit coup de mou vers le milieu de celle-ci.

Ma note : 8/10

jeudi 22 juin 2017

MIGHTY THOR – TOME 2


MIGHTY THOR – TOME 2

Dans le futur, sur Asgard, le dernier des elfes s'est éteint. Le Roi Thor, le père de Tout, après avoir assisté aux funérailles de son ami, se rend sur Midgar et ce, alors que des décisions lui incombant auraient dû être prise. Les trois petites filles de Thor, Frigg, Atli et Allisiv, l'accompagnent. La Terre a été autrefois l'endroit préféré de leur grand-père et ce n'est qu'après que le père de Tout eut combattu Galactus et le Massacreur de Dieux, que l'astre a vu la flore renaître. Les trois jeunes asgardiennes savent que dans quelques jours sera fêté l'anniversaire de Thor. Pour le combler, elles ont trouvé le meilleur moyen de lui rappeler ses souvenirs perdus mais en lui redonnant le sourire. Réunissant divers ingrédients, elles utilisent alors la magie... Le jour venu, elles amènent leur grand-père près de leur cadeau. Celles-ci ont créé des animaux d'après les vieux recueils. Même s'ils ne sont pas identiques à ceux qui ont existé autrefois, Thor est ému. Il reste encore un peu d'argile magique et elles proposent alors au père de Tout de faire ce qu'il souhaite...


Mighty Thor – Tome 2
Scénario : Jason Aaron, Noelle Stevenson, CM Punk
Dessins : Russel Dauterman, Timothy Truman, Rob Guillory, Marguerite Sauvage
Encrage : Russel Dauterman, Timothy Truman, Rob Guillory, Marguerite Sauvage
Couleurs : Matthew Wilson, Frank Martin Jr, Marguerite Sauvage
Couverture : Stéphanie Hans
Genre : Super-héros
Editeur : Marvel
Titre en vo : Mighty Thor – Vol. 2
Pays d’origine : Etats-Unis
Parution : 28 juillet 2015
Langue d’origine : anglais
Editeur français : Panini Comics
Date de parution : 07 juin 2017
Nombre de pages : 104

Liste des épisodes
Mighty Thor Annual 1
Mighty Thor 6-8

Mon avis : D’entrée de jeu, une petite satisfaction puisque ce second volume narrant les débuts de la série Mighty Thor possède une couverture qui n’est certes pas exceptionnelle mais qui est mille fois plus belle que le formidable étron du premier volet ; certes, cela peut avoir peu d’importance aux yeux de certains, mais, de mon point de vu, lorsqu’une couverture est moche, il faut le dire, encore et encore. Ceci étant fait, quid, donc, du contenu de la suite d’une série qui, en son temps, avait fait couler beaucoup d’encre – hein, quoi, comment, Thor est une femme désormais, mais pourquoi pas un Captain America noir… hein, ce fut le cas aussi !? Eh bien, disons que, d’entrée de jeu, les choses commencent mal puisque nous avons droit à trois histoires courtes qui raviront peut-être quelques lecteurs mais qui, en toute sincérité, n’apportent strictement rien au schmilblick. Une simple histoire de remplissage histoire de justifier l’existence d’un second tome, bref, une histoire de gros sous ? Allons bon, Panini n’est pas comme ça !? En fait, si car bon, comment dire… pour ce qui est de la série en elle-même, toujours aussi bonne, il faudra se contenter de trois petits épisodes, ce qui, franchement, est peu, très peu même ! De quoi se dire qu’un seul volume aurait suffit pour caser ces huit épisodes de Mighty Thor pré-Secret Wars, mais bon, quand on peut se faire un peu d’argent sur le dos des lecteurs, pourquoi s’en priver ? Quoi qu’il en soit, malgré mes griefs a l’encontre de Panini, histoire de ne pas changer, je ne pourrais, malgré tout, que louer la série en elle-même, toujours aussi sympathique : notre héroïne aura fort a partie face au massacreur de dieux, l’ancien Thor, Odinson, viendra a sa rescousse accompagné de tout un tas d’héroïnes Marvel et l’on connaitra enfin l’identité de la nouvelle Thor, c’est-à-dire, Jane Foster. Ajoutons à cela les dessins de Russel Dauterman, toujours aussi bons et l’on obtient la confirmation que Mighty Thor est vraiment une série à suivre, l’une des seules chez Marvel, de mon point de vu. Après, il y a le souci que cet album, ne comportant que trois petits épisodes, est un vrai scandale de la part de Panini, mais bon…


Points Positifs :
- Suite et fin de la première partie de Mighty Thor, une série qui aura fait couler beaucoup d’encore lors de ses débuts – Thor est désormais une femme – mais qui s’est avérée bien plus réussie que prévue. Bien évidement, le point culminant des épisodes de cet album est la révélation que la nouvelle Déesse du Tonnerre est en fait Jane Foster !
- Les dessins de Russel Dauterman.
- Une couverture oh combien supérieure a celle du premier volume.

Points Négatifs :
- Ce second tome de Mighty Thor est une véritable honte de la part de Panini qui, une fois de plus, se fout de la gueule de ses lecteurs : sensiblement cent pages, trois épisodes de la série elle-même et trois histoires courtes qui ne servent à rien si ce n’est à faire du remplissage et justifier cet album. Franchement, huit épisodes tenaient à l’aise dans un seul album !
- Je n’ai jamais été fan des épisodes spéciaux et des annuals et neuf fois sur dix, ceux-ci ne servent à rien voir sont d’une nullité affligeante. Alors certes, j’ai déjà connu pire chez Marvel, mais que l’on ne se trompe pas, ces trois histoires courtes ne volent pas bien haut, bien au contraire…

Ma note : 6,5/10

mercredi 21 juin 2017

ROME – SAISON 2


ROME – SAISON 2

Marc Antoine, témoin impuissant du meurtre de César, échappe de peu à la mort à son tour et prend la fuite. Le testament de César révèle qu'il fait d'Octave son fils adoptif et son unique héritier. Alors que Servilia prépare sa revanche sur Atia, le jeune Octave propose son plan pour la contrecarrer. Vorenus est quant à lui fou de chagrin et, dans son désespoir, il maudit ses enfants.


Rome – Saison 2
Réalisation : John Milius, William J. MacDonald, Bruno Heller
Scénario : John Milius, William J. MacDonald, Bruno Heller
Musique : Jeff Beal
Production : HBO, BBC Two, Rai 2
Genre : Série historique
Titre en vo : Rome – Season 2
Pays d’origine : Etats-Unis, Royaume-Uni, Italie
Chaîne d’origine : HBO, BBC Two, Rai 2
Diffusion d’origine : 14 janvier 2007 – 25 mars 2007
Langue d'origine : anglais
Nombre d’épisodes : 10 x 50 minutes

Casting :
Kevin McKidd : Lucius Vorenus
Ray Stevenson : Titus Pullo
James Purefoy : Marc Antoine
Max Pirkis/ Simon Woods : Octave
Polly Walker : Atia
Lindsay Duncan : Servilia
Tobias Menzies : Brutus
Kerry Condon : Octavia
David Bamber : Cicéron
Allen Leech : Agrippa
Nicholas Woodeson : Posca
Lee Boardman : Timon
Chiara Mastalli : Eirene
Zuleikha Robinson : Gaia
Lyndsey Marshal : Cléopâtre
Guy Henry : Cassius
Alex Wyndham : Mécène
Coral Amiga : Vorena
Michael Nardone : Mascius
Daniel Cerqueira : Memmio
Alice Henley : Livia
Camilla Rutherford : Jocaste
Ronan Vibert : Lépide
Rick Warden : Quintus Pompée
Lorcan Cranitch : Erastes Fulmen
Esther Hall : Lyde
Ian McNeice : le crieur public

Mon avis : Il m’aura fallut deux ans pour me décider, finalement, a voir la seconde saison de cette excellente série qu’est Rome – déjà que pour la première, j’avais pris mon temps également, et pas qu’un peu – ce qui fait que c’est donc une décennie après sa parution que, enfin, j’aurai découvert la suite et la fin des aventures de Lucius Vorenus et Titus Pullo, deux anciens légionnaires de la 13eme légion de César, mais aussi et surtout, de la prise de pouvoir d’un certain Octave et de sa lutte sans merci contre Marc Antoine. Mais bon, comme il est coutume de le dire, mieux vaut tard que jamais et, malgré les deux années écoulées, assez rapidement, je me replongeais avec plaisir, que dis-je, avec bonheur, dans ce qui restera sans nul doute comme l’une des meilleures reconstitutions historiques de la Rome antique, si ce n’est la meilleure ! En effet, et comme je l’avais souligné lors de ma critique de la première saison, ici, nous sommes à mille lieux des fastes hollywoodiens et c’est tant mieux : la Rome présentée a l’écran est belle et sale a la fois, elle est attirante et repoussante, quand a ses habitants, eh bien, ils sont a l’image de leur ville, c’est-à-dire qu’ils savent très bien être terribles. Et justement, rien ne représente mieux cette image qu’Octave, celui qui finira par prendre le pouvoir, a l’issu d’une longue lutte face a l’ancien lieutenant de Jules César, Marc Antoine, jeune ambitieux et calculateur, d’une froideur et d’une intelligence rare. A l’opposé, Antoine, bon vivant et grand amoureux des femmes et des excès en tout genre, apparait finalement plus sympathique et, quelque part, sa fin a quelque chose de grandiose malgré sa défaite. L’amateur d’histoire retrouvera donc avec plaisir tous ces éléments qui avaient déjà fait la force de la première saison – même si condensés, faute de place – c’est-à-dire, cette exactitude historique, du moins dans les grandes lignes. Curieusement, sans César, l’intrigue s’avère être bien plus passionnante et il est clair que cette lutte entre Octave et Marc Antoine nous tiendra en haleine tout au long de ces dix épisodes. Bien davantage, par ailleurs, que le sort des deux héros de l’histoire, Lucius Vorenus et Titus Pullo : certes, leur présence a l’écran est importante, certes, on suit avec plaisir le devenir de leur sort, mais bon, en comparaison des luttes de pouvoirs des puissants, il n’y a pas photo, et de loin ! Au final, cette seconde saison de Rome aura réussi le pari d’être encore meilleure que sa devancière, déjà très bonne, dommage juste que, faute de moyens, la série en soit restée a deux saisons uniquement, ce qui fait que, toutes les intrigues censées être développées par la suite aient été ajoutées dans les derniers épisodes, histoire de conclure l’histoire, mais bon, malgré cela, Rome reste une excellente série historique, probablement l’une des meilleures !


Points Positifs :
- Ceux qui auront apprécié la première saison de Rome auront l’agréable surprise de découvrir que cette seconde est encore meilleure : plus condensé, l’intrigue se révèle passionnante et il faut dire que la lutte entre Octave et Marc Antoine est moins connue que la vie de César, ce qui est, mine de rien, un petit plus.
- La lutte de pouvoir entre Octave et Marc Antoine nous tient en haleine tout au long de la saison et il est fort plaisant de voir l’évolution du premier, jeune adolescent doué au début et qui, au fil du temps, réussira à parvenir à ses fins en battant son ainé, bien plus charismatique.
- Une reconstitution historique toujours aussi parfaite, que ce soit de la ville de Rome mais aussi des coutumes romaines ou égyptiennes, les costumes, etc.
- Un casting a la hauteur de l’événement, avec, selon moi, une mention spéciale a James Purefoy qui interprète Marc Antoine et a Polly Walker dans le rôle de Atia.
- N’oublions pas Lucius Vorenus et Titus Pullo, car s’ils apparaissent un peu en retrait au vu des enjeux en courts, ils n’en restent pas moins liés, comme dans la première saison, aux principaux événements, et le sort qui s’abat sur eux, fait que l’on a envie de suivre leur destin.
- Une Cléopâtre étonnante, certes, mais peut-être plus proche de l’original que celle des films hollywoodiens.
- Le générique, bien entendu, excellent.

Points Négatifs :
- Prévu a la base sur quatre ou cinq saisons, Rome souffre indéniablement de son arrêt dès la seconde, du coup, la plupart des événements censés être développés par la suite – dans les grandes lignes, toute la partie se déroulant en Egypte – est ajoutée a la va-vite a la fin de cette seconde saison, d’où cette impression que les événements s’enchainent un poil trop rapidement du coup.
- En dehors l’affrontement entre les forces d’Octave et de Marc Antoine d’un coté et celles de Brutus de l’autre – et encore – la série fait l’impasse sur les grandes batailles rangées, ce qui, ma foi, est fort dommage…

Ma note : 8,5/10

mardi 20 juin 2017

LED ZEPPELIN


LED ZEPPELIN

Led Zeppelin

1 - Good Times Bad Times (Jimmy Page, John Paul Jones, John Bonham, Robert Plant) 2:46
2 - Babe I'm Gonna Leave You (Anne Bredon, arr. Jimmy Page, Robert Plant) 6:41
3 - You Shook Me (Willie Dixon, J.B. Lenoir) 6:28
4 - Dazed and Confused (Jimmy Page inspiré par Jake Holmes) 6:26
5 - Your Time Is Gonna Come (Jimmy Page, John Paul Jones, Robert Plant) 4:34
6 - Black Mountain Side (Jimmy Page) 2:12
7 - Communication Breakdown (Jimmy Page, John Paul Jones, John Bonham, Robert Plant) 2:29
8 - I Can't Quit You Baby (Willie Dixon) 4:42
9 - How Many More Times (Jimmy Page, John Paul Jones, John Bonham, Robert Plant) 8:28


Led Zeppelin
Musicien : Led Zeppelin
Parution : 12 janvier 1969
Enregistré : septembre – octobre 1968
Durée : 44:26
Genre : Hard Rock, Blues Rock, Heavy Metal
Producteur : Jimmy Page
Label : Atlantic Records

Musiciens :
Robert Plant : chant, harmonica
Jimmy Page : guitares acoustique et électrique, chœurs, production
John Paul Jones : guitare basse, orgue, claviers, chœurs
John Bonham : batterie, percussions, timbales, chœurs
Viram Jasani : tablâ (sur Black Mountain Side)

Mon avis : Comme il faut bien un début a tout, ce fut donc avec cet album, sobrement intitulé Led Zeppelin, que le groupe du même nom se fit connaitre du grand public pour la toute première fois en ce début d’année 1969. Bien évidement, les quatre hommes agissaient déjà de concert depuis quelques temps sous ne nom de New Yardbirds et Jimmy Page, pour la petite histoire, avait déjà eu le temps de se faire un petit nom dans le milieu tout en étant reconnu comme étant un des meilleurs guitaristes de l’époque, mais bon, il manquait encore la première pierre à l’édifice, celle qui lancerait le groupe vers des sommets encore insoupçonnés, et celle-ci, bien entendu, fut cet album dont la pochette – a la symbolique phallique évidente – représentait l’accident du dirigeable Hindenburg et qui eu lieu en 1937. Bon, disons le tout de suite, la suite, dès l’opus suivant, sera nettement supérieure, et, sincèrement, de beaucoup, car si, d’entrée de jeu, il est clair que quelques pépites se démarquent dans cet album – comme Communication Breakdown, Dazed and Confused et Good Times Bad Times – le reste oscille entre le bon et le moyen ; ainsi, que dire de ce Black Mountain Side sympathique pour ses sonorités indiennes mais qui aurait gagné à être une véritable chanson !? Mais bon, quoi qu’il en soit et même si tout est encore loin d’être parfait, le potentiel du groupe est déjà présent, Jimmy Page confirme sa maitrise de la guitare, Robert Plant promet énormément avec ses vocalises, quand a la partie rythmique, elle fait le job, et pas qu’un peu ! Bref, un bon début pour le groupe que ce Led Zeppelin, annonciateur des chefs d’œuvres à venir…


Points Positifs :
- D’entrée de jeu, quelques merveilles sortent du lot : Communication Breakdown, Dazed and Confused,  Babe I'm Gonna Leave You et Good Times Bad Times sont incontestablement de grandes chansons.
- Musicalement, on sent une maitrise peu commune de la part des membres du groupe. Bien évidement, ces derniers n’étaient pas n’importe qui mais chapeau bas tout de même, surtout a une époque où les conditions d’enregistrements n’étaient pas les mêmes et où pas mal de premiers albums ne sonnaient pas aussi bien.
- Si John Paul Jones, John Bonham et Robert Plant promettent énormément dans cet album, Jimmy Page, de son coté, fait déjà preuve d’une maitrise exceptionnelle et qui ne fait que confirmer tout son talent.
- Une pochette mythique, bien sur !

Points Négatifs :
- Si le premier album de Led Zeppelin comporte déjà quelques titres magnifiques, force est de constater que le reste de l’opus, sans être mauvais – loin de là – est beaucoup plus moyen et marque moins les esprits.
- Quel dommage que Black Mountain Side ne soit qu’un instrumental, il y avait matière a en faire une excellente chanson.
- C’est sympa les reprises, mais bon, ça va un temps…
- Sans vouloir être médisant, a la base, ces quatre là sont tout de même fortement inspirés des membres des Who, vous ne trouvez pas ?

Ma note : 7,5/10
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