vendredi 30 juin 2017

RECONQUÊTES – LA MORT D'UN ROI


RECONQUÊTES – LA MORT D'UN ROI

Une horde guerrière de plusieurs tribus scythes – les sarmates, les cimmériens et les callipides – s’est constituée pour partir en guerre contre l’ennemi hittite. Cinq sorciers atlantes, ultimes survivants d’une civilisation disparue, et porteurs de pouvoirs psychiques dévastateurs, participent également à cette campagne de reconquête. Une première bataille a été remportée par l’alliance Scythe. Mais les hittites sont puissants et leur contre-attaque s’annonce redoutable. D’autant que les dissensions sont grandes au sein de la horde, voire au sein des tribus elles-mêmes ! Notamment, la reine des sarmates, Simissée, ne peut contenir un schisme : la majorité de ses guerrières quittent la horde pour refonder leur civilisation, en compagnie des deux filles d’Argypée, une guerrière jadis bannie pour avoir copulé avec le dieu Mithra. Simissée ne peut rien faire contre ça, mais elle découvre que sa scribe Thusia est la troisième fille d’Argypée ! Initialement, Thusia a infiltré la horde dans le but de cette scission… Aujourd’hui, elle avoue tout sous la torture et regrette. Un sorcier Atlante fait alors lui aussi une stupéfiante révélation : jadis, Argypée n’a jamais copulé avec Mithra, mais avec Azaes, un atlante perfide qui a abusé de ses pouvoirs à l’époque. Les trois rebelles sarmates sont donc ses filles aussi et elles ont hérité de certains pouvoirs ! Pour conserver sa vie sauve, Thusia propose alors un acte commando très risqué en territoire ennemi, en compagnie de Marak, le roi des callipides, le dernier à pouvoir « piloter » un griffon…


Reconquêtes – La mort d’un Roi
Scénario : Sylvain Runberg, François Miville-Deschênes
Dessins : François Miville-Deschênes
Couleurs : François Miville-Deschênes
Couverture : François Miville-Deschênes
Editeur : Le Lombard
Genre : Historique, Fantasy
Pays d’origine : France
Langue d’origine : français
Parution : 02 septembre 2016
Nombre de pages : 54

Mon avis : Quatrième et dernier tome de Reconquêtes, œuvre de Sylvain Runberg et de François Miville-Deschênes, La mort d’un Roi conclu en beauté un cycle qui, ma foi, aura frôlé avec la perfection du début à la fin. Certes, certain pourront regretter, a juste titre d’ailleurs, un certain classicisme dans son traitement scénaristique, de même, d’autres pointeront du doigt un manque de charisme évidant pour la plupart des protagonistes, trop stéréotypés pour être honnêtes. Ces défauts, bel et biens présents, empêchent d’ailleurs Reconquêtes d’être un chef d’œuvre absolu, mais bon, que cela ne refroidisse nullement les appétits des lecteurs car si la perfection n’est pas au rendez vous, cette bande dessinée n’en reste pas moins bonne, très bonne même ! Ainsi, après les surprenantes révélations du tome précédant et la déroute de la Horde des Vivants, tout semble perdu pour les trois clans Scythes et les Hittites semblent avoir toutes les cartes en main pour parvenir à la victoire. C’est sans compter sans Thusia, vrai scribe babylonienne mais surtout une des filles d’une ancienne sarmate bannie par les siens et qui croyait avoir copulé avec un dieu alors qu’en fait il ne s’agissait que d’un atlante plus ou moins pervers. Après sa trahison puis ses remords, la jeune femme sauvera la situation, et ce, grâce a ses connaissances de l’ennemi ; l’idée est toute simple puisqu’il s’agit d’aller assassiner le roi Hittite, mais bon, encore faut-il y parvenir et, ma foi, la mission de Thusia et du roi Marak, a dos de griffon, vaudra le déplacement. Ainsi, dans cet ultime album, la Horde des Vivant finira par emporter la mise, certes, mais y laissera quelques plumes au passage : un de leurs rois passera l’arme à gauche, ce qui explique le titre de l’album – et oui, le roi Hittite n’était pas le seul à mourir. Pour ce qui est des personnages secondaires, nous auront droit, bien entendu, à notre petit lot de morts mais si pour la plupart, ce n’est guère une surprise, disons que les auteurs auront réussi à maintenir un certain suspens jusqu’au bout, ce qui est appréciable. Au final, La mort d’un Roi conclu plutôt bien cette belle saga historico-fantastique qu’est Reconquêtes et ravira les amateurs de cette bande dessinée, après, si on devait le comparer a son prédécesseur immédiat, il apparait un poil en retrait, mais bon, comme je l’avais dit plus haut, si Reconquêtes n’est pas un chef d’œuvre, ne serais-ce que pour ses nombreuses qualités et une certaine originalité, il me semble évidant que cette BD mérite le détour, et pas qu’un peu !


Points Positifs :
- Une bonne conclusion à la hauteur de ce que fut cette bande dessinée tout au long des quatre volumes qui la composent. Les auteurs réussissent encore à nous surprendre, on a droit a quelques coups d’éclats et la fin, douce amère, conclut fort bien cette œuvre qu’il serait dommage de ne pas connaitre.
- Bien entendu, les dessins de François Miville-Deschênes ne peuvent qu’être mis en avant tellement ceux-ci sont pour beaucoup pour la réussite de cette œuvre dans son ensemble. Une fois de plus, certaines planches sont tout simplement magnifiques !
- Si l’on se doutait que le roi Hittite allait passer l’arme à gauche, le fameux roi dont la mort donne le nom au titre de cet album est tout autre. D’ailleurs, ce décès surprend un peu lorsqu’il survient et, ma foi, est plutôt bien trouvé.

Points Négatifs :
- Dommage que la plupart des protagonistes soient trop stéréotypés, car, du coup, ils perdent énormément en charisme et le lecteur à bien du mal à être attirer par le sort d’une bonne partie d’entre eux.
- Un certain classicisme dans le traitement scénaristique par moments, ce qui fait que certains événements étaient prévisibles.
- Certes, François Miville-Deschênes dessine fort bien, il n’y a rien à redire là-dessus, cependant, au bout d’un moment, vous ne trouvez pas un peu ridicule que toutes les sarmates aient des seins aussi gros !?

Ma note : 7,5/10

1602


1602

Depuis quelques temps, l’Europe subit nombre de phénomènes étranges, le climat semble totalement déréglé et laisse à penser que la fin du monde est proche. Elisabeth la reine d’Angleterre est entouré de deux hommes en qui elle a une confiance aveugle, Sir Nicholas Fury, un informateur, et le docteur Stephen Strange, médecin et astrologue. Tout deux essaient de protéger leur commanditaire tout en essayant de découvrir l’origine du dérèglement. Cependant, leur action n’est pas forcément vue d’un très bon œil par plusieurs personnes. La première est le grand inquisiteur qui sévit en Espagne et traque des êtres appelés « prodiges », possédant des pouvoirs. Le second est le Comte Otto Von Fatalis, qui prépare un plan d’invasion de l‘Europe. Et enfin Jacques VI d’Ecosse patiente difficilement en attendant la mort de la reine d’Angleterre. Le docteur Strange s’isole à son domicile pour mieux entrer en transe afin de découvrir d’où viendrait l’élément perturbateur. Sa vision l’emmène près d’un petit bateau où une petite fille du nom de Virginia Dare et son protecteur Rojhaz, un indien d’Amérique, se rendent vers l’Angleterre…


1602
Scénario : Neil Gaiman
Dessins : Andy Kubert
Encrage : Andy Kubert
Couleurs : Richard Isanove
Couverture : Scott McKowen
Genre : Super-héros
Editeur : Marvel
Titre en vo : 1602
Pays d’origine : Etats-Unis
Parution : novembre 2003 – juin 2004
Langue d’origine : anglais
Editeur français : Panini Comics
Date de parution : 01 octobre 2007
Nombre de pages : 264

Liste des épisodes
1602 1-8

Mon avis : Il m’aura fallut une bonne douzaine d’années pour, enfin, connaitre la conclusion de ce qui fut l’une des mini-séries Marvel les plus marquantes du début des années 2000, je veux bien évidement parler de 1602, œuvre d’un certain Neil Gaiman au scénario – oui, l’auteur de American Gods, Neverwhere, Stardust – romancier britannique qui avait déjà marquer le petit monde des comics avec un certain Sandman lors de la décennie précédente. En effet, a l’époque, je n’avais eu l’occasion que de lire la première partie de cette mini-série, comportant les quatre premiers épisodes et, les aléas de la vie étant ce qu’ils sont, il m’aura donc fallut attendre treize ans pour, enfin, connaitre le dénouement d’une œuvre qui, il faut le reconnaitre, mérite le détour. Car force est de constater que, dans 1602, Neil Gaiman transpose à merveille bon nombre de héros de la Maison des Idées – et ils sont nombreux – a l’époque élisabéthaine et que, si, de prime abord, on pouvait être perplexe, il est clair que l’idée fonctionne fort bien : déjà, parce que, malgré leurs pouvoirs, ces Prodiges comme ils sont appelés ne dénotent nullement en ce début de XVIIe siècle, ensuite, car l’intrigue se révèle être, a défaut d’être exceptionnelle, plutôt bonne et que, surtout, il y a une explication a la présence de ces héros en une ère où ils n’étaient pas censés exister. Le tout, bien entendu, est plutôt bien mis en image par le sieur Andy Kubert qui connaissait alors son heure de gloire, quand aux couleurs, œuvres de Richard Isanove, il est clair que celles-ci rendent justice aux crayonnés du dessinateur. Du coup, le lecteur, vieil habitué des comics Marvel, retrouvera avec plaisir bon nombre de figures connues et, ainsi, entre Nick Fury, le Dr Strange, Daredevil, Magneto, les X-Men, les Fantastiques, Fatalis, Captain America, Thor, Spider-Man et beaucoup d’autres, force est de constater que l’on a droit a un casting cinq étoiles et qui, surtout, est fort intelligemment utilisé. Les affrontements, lieux communs du genre, sont peu nombreux, la réflexion, plus présente que d’habitude, et si tout, certes, n’est pas parfait, il me semble évidant que ce 1602 est une belle réussite et, ma foi, une œuvre a lire pour tout bon amateur de comics digne de ce nom !


Points Positifs :
- Malgré un postulat de départ pour le moins singulier – mais que faisaient donc les héros de Marvel en 1602 alors qu’ils ne sont apparus que bien plus tard – il est clair que le concept fonctionne fort bien et que, surtout, il y a une explication a cela, Neil Gaiman ne se contentant pas d’écrire une histoire se déroulant dans un univers parallèle, bien au contraire.
- Le plaisir de retrouver bon nombre de personnages Marvel – Nick Fury, le Dr Strange, Daredevil, Magneto, les X-Men, les Fantastiques, Fatalis, Captain America, Thor, Spider-Man, la Veuve Noire, Hulk – dans une époque qui n’est pas la leur et sous des identités légèrement différentes, et ce, même s’ils restent les mêmes.
- Scénaristiquement, c’est plutôt bien écris et si au début, on lit 1602 comme un récit particulier où l’on retrouverait nos héros a une autre époque, assez rapidement, on se prend au jeu et, au final, on en vient a se demander pourquoi tout ce joli monde se retrouve au XVIIe siècle.
- Pour ce qui est des dessins, Andy Kubert fait du Kubert (bref, comme son père ou son frère), c’est-à-dire que, dans l’ensemble, c’est du très bon. De plus, les couleurs de Richard Isanove se marient fort bien aux crayonnés du dessinateur.
- Nick Fury et le Dr Strange sont indéniablement les protagonistes les plus intéressants de cette mini-série.
- En parlant du Dr Strange, l’idée qu’il soit encore – légèrement – en vie après avoir été décapité est tout simplement excellente !

Points Négatifs :
- Dommage tout de même qu’il manque a l’appel quelques figures importantes comme Iron Man, Wolverine – bon, pour celui-là, je me suis toujours plaint qu’il apparaissait trop mais bon, Logan absent de 1602, dommage tout de même…
- Les explications a la mord moi le nœud de Red Richards, toujours aussi insupportable et arrogant ce type !
- Si Andy Kubert réalise une prestation digne de son talent, on regrettera par moments des décors un peu vides.

Ma note : 8/10

jeudi 29 juin 2017

LED ZEPPELIN 2


LED ZEPPELIN 2

Led Zeppelin

1 - Whole Lotta Love (Willie Dixon (arr. Led Zeppelin)) 5:34
2 - What Is and What Should Never Be (Page, Plant) 4:45
3 - The Lemon Song (Howlin' Wolf (arr. Led Zeppelin)) 6:19
4 - Thank You (Page, Plant) 4:49
5 - Heartbreaker (Page, Jones, Bonham, Plant) 4:14
6 - Living Loving Maid (She's Just a Woman) (Page, Plant) 2:39
7 - Ramble On (Page, Plant) 4:24
8 - Moby Dick (Page, Jones, Bonham) 4:20
9 - Bring It On Home (Willie Dixon (arr. Led Zeppelin)) 4:21


Led Zeppelin 2
Musicien : Led Zeppelin
Parution : 22 octobre 1969
Enregistré : janvier – août 1969
Durée : 41:29
Genre : Hard Rock, Blues Rock
Producteur : Peter Grant
Label : Atlantic Records

Musiciens :
Jimmy Page : guitare acoustique et électrique, chœurs
Robert Plant : chant, harmonica
John Paul Jones : guitare basse, guitare acoustique, orgue
John Bonham : batterie, percussion, chœurs

Mon avis : Si le tout premier album de Led Zeppelin, paru début 1969, avait déjà permis aux anciens membres des New Yardbirds de se faire un nom dans le paysage musicale oh combien concurrentiel de l’époque, force est de constater que ce fut avec ce second opus, sobrement intitulé Led Zeppelin 2 et surnommé par les fans Brown Bomber, en raison de la couleur de la pochette, que le groupe atteint la gloire et des sommets alors encore insoupçonnés. Il faut dire que si dans le premier album, tout était encore loin d’être parfait, et ce, malgré la présence de quelques titres qui laissaient entrevoir l’immense talent des quatre hommes, ici, sous la houlette de Peter Grant a la production, les choses sérieuses commencent et, franchement, la différence est notable ! Ainsi, Led Zeppelin 2 apparait comme parfait de bout en bout, alternant joyeusement entre plages calmes et hauts faits d’armes endiablés, ce qui sera la marque de fabrique du groupe et de beaucoup de copieurs par la suite. Robert Plant maitrise a merveille son chant, passant du simple murmure au cri, ne faisant pas une fausse note, Jimmy Page confirme a merveille son immense talent de guitariste, quand a la partie rythmique, John Paul Jones et John Bonham, il est évidant qu’elle est pour beaucoup dans la cohérence musicale de l’ensemble et que réhabiliter celle-ci n’est que leur rendre justice. Histoire d’enfoncer le clou, si dans le premier album, quelques merveilles surnageaient au sein d’un ensemble plus moyen (mais bon, ne me faites pas dire ce que j’ai pas dit), dans ce second opus, c’est le contraire, et avec des titres comme Whole Lotta Love, Thank You, Heartbreaker, Ramble On, What Is and What Should Never Be ou The Lemon Song, il est clair que Led Zeppelin, en cette fin d’année 1969, sort tout simplement l’un des meilleurs albums de l’époque ; et pourtant, il y eu tant alors…


Points Positifs :
- Un des meilleurs si ce n’est le meilleur opus de Led Zeppelin, rien que ça ! Il est clair que ce second album du groupe est quasiment parfait de bout en bout et que même les titres un peu plus moyens sont franchement bons !
- Whole Lotta Love, Thank You, Heartbreaker, Ramble On, What Is and What Should Never Be, The Lemon Song… des classiques du groupe, indéniablement.
- Une maitrise musicale impressionnante et si Robert Plant et Jimmy Page brillent naturellement de mille feux, il serait bon de rappeler que John Paul Jones et John Bonham ne sont pas en reste et que ce fut l’alchimie de ces quatre musiciens bourré de talent qui fit de Led Zeppelin l’un des meilleurs groupes de tout les temps.
- La meilleure pochette d’un album du groupe et, accessoirement, l’une des plus cultes de l’histoire de la musique. Il faut dire que celle-ci, reprenant un vieux cliché de l’escadrille de chasse allemande de la Première Guerre Mondiale (avec Manfred von Richthofen en personne, alias le célèbre Baron Rouge) et sur laquelle fut collé les visages des membres du groupe et de leur staff et tout simplement magnifique !

Points Négatifs :
- Un ou deux titres un peu en deçà et qui empêchent cet album d’atteindre l’excellence, dont, le fameux Moby Dick, instrumental et moment de gloire de John Bonham mais qui ne m’a jamais attirer…

Ma note : 9/10

RECONQUÊTES – LE SANG DES SCYTHES


RECONQUÊTES – LE SANG DES SCYTHES

La grande bataille opposant l'armée hittite à la Horde des Vivants, c'est à dire l'alliance scythe des femmes sarmates, des guerriers cimmériens et des dompteurs callipides, s'est soldée par une victoire des nomades scythes. L'intervention de leurs griffons dressés a semble t-il été décisive. Chez les hittites, le général vaincu a été réduit en eunuque au sein du harem de la reine. Ces derniers ont déjà soudé une nouvelle alliance, avec l'armée méroïte, pour contre-attaquer... Mais avant cela, ils envoient un commando nocturne d'assassins pour une exécution ciblée au sein du campement scythe. Toutefois, la principale menace envers les scythes vient de la nature de leur alliance. Les sarmates connaissent notamment une fronde, un groupe de femmes contestataires des décisions de leur reine, qui les a trop exposées en première ligne des combats. D'ailleurs, un groupe d'éclaireuses revient encore décimé, alors que les guerriers cimmériens et les callipides sont épargnés. Le leadership de cette fronde est assumé par trois femmes aux origines aussi surprenantes que légitimes...


Reconquêtes – Le sang des Scythes
Scénario : Sylvain Runberg, François Miville-Deschênes
Dessins : François Miville-Deschênes
Couleurs : François Miville-Deschênes
Couverture : François Miville-Deschênes
Editeur : Le Lombard
Genre : Historique, Fantasy
Pays d’origine : France
Langue d’origine : français
Parution : 26 juin 2015
Nombre de pages : 54

Mon avis : Après un premier album qui promettait énormément et qui nous présentait une fresque historique possédant un soupçon de Fantasy, puis, ensuite, un second volume qui montait petit à petit en puissance et qui s’achevait se superbe manière avec le premier affrontement entre la Horde des Vivants et les Hittites, ce troisième album, judicieusement intitulé Le sang des Scythes, se permet le luxe de franchir encore un palier pour ce qui est de la qualité générale de l’ensemble. Car bon, alors que l’on était en droit d’attendre que les révélations les plus importantes ne surviennent que dans le dernier volume de la saga, c’est dans celui-ci que les auteurs ont décidé d’abattre leurs cartes : ainsi, on apprend tous les secrets que cachait la mystérieuse scribe babylonienne, Thulia, on connait l’identité du ou plutôt des assassins qui agissaient dans l’ombre au sein de la Horde, mais aussi, on se rend compte qu’en plus d’un simple complot au sein des Sarmates, le mal est plus profond et que tout cela a quelque chose a voir avec un acte que leur reine commis, près de deux décennies auparavant. Le lecteur, jusqu’ici conquis par une intrigue captivante et les dessins, magnifiques, de François Miville-Deschênes, tombera probablement des nues en se disant que, indéniablement, ce Reconquêtes est un pur bijou, rien que ça ! Alternant habilement le classicisme de la bande dessinée franco-belge avec un récit habile et inventif, mêlant histoire et fantastique, le tout, bien entendu, magnifiée par des planches superbes, il apparait que cette œuvre, au bout de trois volumes, tient magistralement ses promesses. En espérant, bien entendu, que le final soit a la hauteur !


Points Positifs :
- Normalement, dans ce genre de cycles, les révélations ne surviennent qu’à la fin, or, ici, les auteurs nous les assènent dans cet album – ce qui se comprend au vu du déroulement de l’intrigue – et, ma foi, si l’on pouvait légitimement éprouver quelques doutes au sujet du rôle joué par Thulia, pour le reste, c’est une surprise totale ! Du coup, énormément de choses sont expliquées au sujet du passé de la Horde et plus particulièrement celui de la reine des Sarmates, et il en va de même de la responsabilité des Atlantes…
- Encore une fois, François Miville-Deschênes livre une prestation tout simplement magnifique ! Il faut dire que le canadien est bougrement doué et que son style réaliste, sa colorisation et son trait on ne peut plus précis font beaucoup pour le succès de Reconquêtes.
- La Horde en plein la gueule dans ce troisième volume : entre les révélations, sa division par le biais de la sécession des sarmates et la défaite nette face aux Hittites, l’avenir se révèle bien sombre et l’on peut se demander comment tout ce petit monde va s’en sortir ?!
- Encore une fois, une couverture a la hauteur du contenu de cet album, c’est-à-dire, très bonne !

Points Négatifs :
- Mouais, on peut regretter la petite amourette entre la scribe et le roi des cimmériens, un peu trop facile selon moi. Du coup, celle-ci, élevée tout de même dans la haine de la Horde et avec le désir de se venger tourne rapidement casaque…

Ma note : 8,5/10

LES CHEVALIERS DU ZODIAQUE – TOME 16


LES CHEVALIERS DU ZODIAQUE – TOME 16

Les Chevaliers se remettent à peine de leurs blessures qu'une nouvelle bataille se prépare: Poséidon, l'empereur des mers, s'est réincarné dans le jeune Julian Solo. Amoureux d'Athéna, il l'enlève, l'emmène dans son royaume sous-marin et lui révèle ses projets: submerger la surface du globe pour reconstruire un monde meilleur. Pour empêcher cela, Athéna n'a qu'une solution : se faire enfermer dans le pilier central et recevoir toute l'eau destinée à la terre. Seiya et ses compagnons vont devoir affronter sept Généraux pour sauver leur déesse. Les efforts qu'il fait et le soutien apporté par Shura permettent à Shiryu de venir à bout de Krishna. Le perfide Kassa des Lyumnades trompe un à un, les chevaliers de bronze avant de se retrouver face à Ikki qui le met à mal. Hyoga voit revenir un ami du passé aujourd'hui Général de Poséidon : Isaak du Kraken.


Les Chevaliers du Zodiaque – Tome 16
Scénariste : Masami Kurumada
Dessinateur : Masami Kurumada
Genre : Shōnen
Type d'ouvrage : Aventure, Action, Fantastique, Mythologie
Titre en vo : Saint Seiya vol 16
Parution en vo : 10 mai 1989
Parution en vf : 10 avril 1999
Langue d'origine : Japonais
Editeur : Kana
Nombre de pages : 169

Mon avis : Aussi incroyable que cela puisse paraitre, et a notre grande surprise, autant le volume précédent avait déçu, autant celui-ci, le seizième donc, des Chevaliers du Zodiaque, rehausse le niveau et de fort belle manière même ! Il faut dire que, depuis les débuts de l’arc de Poséidon, dans le quatorzième tome de la saga, le fan de l’œuvre de Kurumada avait compris d’entrée de jeu que ce ne serai pas avec celui-ci qu’il retrouverait une intrigue et des adversaires aussi intenses que ceux du Sanctuaire : ainsi, entre des Généraux des Mers qui décevaient et qui tenaient davantage des Chevaliers d’Argent que des Chevaliers d’Or et une intrigue qui n’était qu’un copié/collé de celle de la Bataille du Sanctuaire – en moins bien – les jeux étaient fait d’avance, ce qui fut confirmer par le volume précédent. Or, curieusement, alors que l’on était en droit de ne plus rien attendre de cet arc narratif, ne voilà-t-il pas que celui-ci semble enfin décoller, et ce, par le biais des trois Généraux que nos héros doivent affronter dans ces pages : Krishna de Chrysaor, Kassa des Lyumnades et Isaak du Kraken. Le premier, on le connaissait depuis le tome précédant et la suite et fin de son combat face a Shiryu ne fait que confirmer qu’effectivement, le Général des Mers était un adversaire a la mesure de nos héros, au vu de ses pouvoirs. Le second apparait de prime abord peu engageant au vu de son apparence mais ses pouvoirs particuliers font qu’il s’avère bien plus redoutable que prévu. Quand au dernier, le fameux Isaak, Kurumada a la judicieuse idée d’en faire une ancienne connaissance de Hyoga, les deux jeunes hommes ayant été les élèves de Camu, le Chevalier du Verseau. Trois adversaires qui rehaussent nettement le niveau des Généraux des Mers, quelques scènes qui marquent les esprits et même si l’on regrettera que l’auteur retombe dans ses travers en faisant perdre la vue – encore – a Shiryu, force est de constater que ce seizième tome des Chevaliers du Zodiaque est franchement bon, et ça, c’est une bonne nouvelle !


Points Positifs :
- Jusqu’à alors, les premiers affrontements face aux Généraux des Mers avaient fortement déçus et les deux premiers étaient apparus comme étant beaucoup trop faibles. Or ici, il n’en est rien et il est évidant que Krishna de Chrysaor, Kassa des Lyumnades et Isaak du Kraken rehaussent nettement le niveau !
- Suite et fin du combat entre Shiryu et Krishna de Chrysaor et qui est dans la lignée du début, paru dans le volume précédent : le Général de Poséidon s’avère être un adversaire redoutable et ses pouvoirs, plutôt variés – sans sa lance, il semble encore plus puissant – font qu’il marque les esprits.
- Certes, on a l’impression que Hyoga a la chic pour se battre contre ses anciennes connaissances, cependant, le fait qu’il connaisse Isaak du Kraken, ancien élève, comme lui, de Camu, apporte une touche tragique a cet affrontement.
- Lorsque l’on voit la tronche de Kassa des Lyumnades, il y a de quoi être dubitatif, cependant, au vu de ses pouvoirs particuliers, il apparait que le bougre était bien plus dangereux que prévu et qu’il faudra un Ikki en grande forme pour en venir a bout !
- Pour ce qui est des dessins, Kurumada est dans une forme acceptable depuis quelques tomes et livre donc une prestation qui ravira les amateurs du mangaka.

Points Négatifs :
- Shiryu qui reperd la vue ! Mais pourquoi Kurumada nous refait le coup !? Fichu auteur que celui-là car même quand je dis du bien de lui, il faut qu’il vienne tout gâcher en retombant dans ses travers…
- L’impression que Hyoga passe sa vie à affronter de vieilles connaissances, même si, il faut le reconnaitre, c’est plutôt efficace.
- L’intrigue générale qui reste, il faut le rappeler, une réédite en moins bien de la Bataille du Sanctuaire.

Ma note : 7,5/10

mercredi 28 juin 2017

LES CHEVALIERS DU ZODIAQUE – TOME 15


LES CHEVALIERS DU ZODIAQUE – TOME 15

Les Chevaliers se remettent à peine de leurs blessures qu'une nouvelle bataille se prépare: Poséidon, l'empereur des mers, s'est réincarné dans le jeune Julian Solo. Amoureux d'Athéna, il l'enlève, l'emmène dans son royaume sous-marin et lui révèle ses projets: submerger la surface du globe pour reconstruire un monde meilleur. Pour empêcher cela, Athéna n'a qu'une solution : se faire enfermer dans le pilier central et recevoir toute l'eau destinée à la terre. Seiya et ses compagnons vont devoir affronter sept généraux pour sauver leur déesse. Le premier d'entre eux est Bian de l'Hippocampe que Seiya affronte. Grâce à son armure qui a reçu le sang des chevaliers d'or, Seiya sort vainqueur. Après avoir tenté sans succès de briser le pilier que gardait Bian, c'est l'apport des instruments de l'armure de la Balance qui lui permet d'y arriver. De son côté, Shun vient à bout de Lo de Scylla. Shiryu quant à lui, a un valeureux adversaire en la personne de Krishna de Chrysaor.


Les Chevaliers du Zodiaque – Tome 15
Scénariste : Masami Kurumada
Dessinateur : Masami Kurumada
Genre : Shōnen
Type d'ouvrage : Aventure, Action, Fantastique, Mythologie
Titre en vo : Saint Seiya vol 15
Parution en vo : 10 mars 1989
Parution en vf : 06 mars 1999
Langue d'origine : Japonais
Editeur : Kana
Nombre de pages : 169

Mon avis : Ah, qu’elle est désormais lointaine cette cultissime Bataille du Sanctuaire… car bon, comme je le signalais dans ma critique précédente, celle du quatorzième volume des Chevaliers du Zodiaque, s’il y a bien un arc narratif de ce manga qui ne sera pas rester dans les annales, c’est bel et bien celui de Poséidon. Il faut dire que, coincer entre l’arc du Sanctuaire et celui d’Hadès, trop court, sentant le copié/collé a plein nez, les péripéties de Seiya et de ses compagnons sous les mers n’aura guère trouver de défenseurs parmi les nombreux fans du manga du sieur Kurumada, et, sincèrement, cela se comprend, car bon, comment dire, si encore, les débuts pouvaient faire illusion – comme je l’avais dit dans ma critique du tome précédent – ce quinzième volume, malheureusement, vient rétablir une bien triste réalité, c’est-à-dire que, malgré quelques bonnes idées et quelques personnages plus ou moins charismatiques, Poséidon n’est qu’un sous-Sanctuaire et les Généraux des Mers sont loin, mais alors très loin de valoir les Chevaliers d’Or. Ainsi, dans ce quinzième tome, on assiste tout simplement a un petit jeu de massacre où Bian de l’Hippocampe et Lo de Scylla sont tout bonnement ridiculisés par leurs adversaires, rappelant les heures pas très glorieuses des Chevaliers d’Argent. Oh certes, il y a bien Krishna de Chrysaor qui rehausse, et de loin, le niveau, mais bon, si son combat face a Shiryu sauve un peu les meubles, il n’empêche nullement que le lecteur, même le plus concilient, ne soit pas déçu par la tournure prise par la série, loin, a ce moment précis, de ses heures de gloire…


Points Positifs :
- L’affrontement entre Shiryu et Krishna de Chrysaor, du moins, la première partie de celui-ci. Enfin un Général de Poséidon qui semble posséder quelques pouvoirs plus ou moins importants, qui est digne de son rang et qui met en difficulté son adversaire ; ça nous change !
- Pour ce qui est des dessins, Kurumada continue sur sa lancée de ses épisodes du Sanctuaire et livre donc une prestation appréciable – certes, il ne sera jamais un grand dessinateur, mais bon, quand on voit les progrès qu’il a faits depuis les débuts de la série, on peut s’en réjouir.

Points Négatifs :
- Les Généraux des Mers n’ont ni le charisme et encore moins les pouvoirs des Chevaliers d’Or et cela se voit, et pas qu’un peu ! Alors certes, qu’ils soient moins puissant que ces dernier se conçoit aisément, mais là, quand on voit comment Bian de l’Hippocampe et Lo de Scylla se prennent une branlée de la part de Seiya et de Shun, il y a de quoi être perplexe…
- L’arc de Poséidon n’est qu’un vulgaire – en moins bien – copié/collé de celui du Sanctuaire : le monde est menacé, Athéna décide de se sacrifier et nos Chevaliers de Bronze disposent d’un temps limité pour affronter et battre des adversaires puissants afin de la sauver. Ce qui est amusant, c’est que même les divers films reprendront se schémas narratif usé jusqu’à la corde.
- Comment Shina parvient-elle a arriver dans le Sanctuaire de Poséidon alors que cela semblait si compliqué a la base ?
- Shiryu passe la moitié du manga torse nue ; au bout d’un moment, cela devient lassant…

Ma note : 6/10
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