dimanche 6 août 2017

LE PACTE DE VON BEK – LA FILLE DE LA VOLEUSE DE RÊVES


LE PACTE DE VON BEK – LA FILLE DE LA VOLEUSE DE RÊVES

Alors que la vieille Europe se remet mal de la Grande Guerre, le comte Ulric von Bek assiste à la montée du nazisme, dont son cousin Gaynor Paul St Odhran Badehoff-Krasny von Minct a rejoint les rangs du parti. Un jour, celui-ci, vient le trouver pour réclamer ses souvenirs de famille, au nom de l’Allemagne. Et plus que toute autre chose, l’épée noire, Ravenbrand. Mais ceci n’est pas au goût d’Ulric qui soupçonne la déchéance du Prince Gaynor. Pour prix de son refus, Ulric va être dépossédé, envoyé en camp de concentration… Mais aidé par Oona, la fille d’une brillante voleuse de rêves, Von Bek parviendra à s’échapper, jusqu’à rejoindre la vénérable Tanelorn. Là, il devra s’allier avec Elric, pour la sauver. La sauver du siège que mène un Gaynor aveuglé par sa soif de pouvoir et son cynisme dévorant…


Le Pacte de Von Bek – La Fille de la Voleuse de rêves
Auteur : Michael Moorcock
Type d'ouvrage : Fantasy
Première Parution : 11 avril 2001
Edition Française : 21 janvier 2002
Titre en vo : The Dreamthief's Daughter
Pays d’origine : Royaume-Uni
Langue d’origine : anglais
Traduction : Michel Pagel
Editeur : Atalante
Nombre de pages : 374

Mon avis : Avec La Fille de la Voleuse de rêves, troisième volet du Pacte de Von Bek, Michael Moorcock sort décidément des sentiers battus en nous proposant, ni plus ni moins, qu’une rencontre entre le dernier descendant encore en vie de la famille Von Bek, Ulric – prénommé comme son ancêtre du premier volume – et un certain Elric de Melniboné. Une sacrée surprise, donc, pour les fans, quoi que, a bien y regarder, dès le titre de cet ouvrage, les plus attentifs s’étaient aperçus que le lien n’était pas si illogique que cela. En effet, dans La Forteresse de la Perle, notre antihéros préféré n’avait-il pas fait la connaissance avec une certaine Voleuse de songes de son état, une jeune femme aux pouvoirs singuliers et qui, à la fin, quittait le Prince albinos alors qu’elle était enceinte de lui !? Bref, vous l’avez compris, dans cette Fille de la Voleuse de rêves, père et fille feront connaissance mais ils ne seront pas seuls puisque, après tout, le héros du jour reste tout de même Ulric Von Bek et que, forcément, c’est celui-ci qui sera principalement mis en avant. Bon, une fois arrivé a ce point de ma critique, je ne peux cacher une énorme boulette de la part de Moorcock : celui-ci n’avait-il pas déjà utilisé ce même Ulric Von Bek dans Le Dragon de l’épée, troisième volet du Cycle d’Erekosë !? Un Ulric ayant maille à partir avec les nazis et qui apparait bien différent, surtout physiquement, que celui de cet ouvrage – ici, il est albinos ! Bref, certains pourront me rétorquer qu’avec le Multivers et les univers parallèles, il peut s’agir de deux personnages différents mais personnellement, je pense surtout que soit l’auteur à oublier son premier Von Bek, soit il a modifié pas mal de choses pour arranger son roman plus récent… Ceci étant dit, que dire au sujet de cette Fille de la Voleuse de rêves ? Eh bien, mine de rien, malgré quelques défauts inhérents a l’auteur et quelques petites boulettes ici et là, il apparait tout de même comme étant un bon roman ; oh certes, Moorcock a fait bien mieux par ailleurs mais entre des débuts franchement excellents et centrés sur le sort de Von Bek face aux nazis qui en veulent a ses trésors familiaux, les nombreuses révélations sur Stormbringer, Gaynor le Damné et sur la Mittelmarch, sans oublier, bien sur, Oona, il apparait clairement que ce roman fourmille de bonnes idées et nous en apprend énormément sur le Multivers de Moorcock. Et puis, il y a Elric, plus magistral que jamais dans sa grandeur et que l’on retrouve avec plaisir, de quoi, indéniablement, nous faire passer un bon moment de lecture, a défaut que celui-ci soit inoubliable…


Points Positifs :
- Avec La Fille de la Voleuse de rêves, Moorcock en profite pour nous faire tout un tas de révélations sur Gaynor le Damné, Stormbringer et la structure même du Multivers. De plus, en créant un lien familial, par delà l’espace et le temps, entre Elric et les Von Bek, il permet de lier par le sang ces divers avatars du Champion Eternel.
- Le plaisir de retrouver Elric de Melniboné, sans nul doute l’un des plus charismatiques personnages d’Heroic Fantasy de tous les temps.
- Ulric Von Bek est un personnage plutôt intéressant et la première partie, où on le voit aux prises avec le régime nazi, est l’une des plus réussies du roman.
- Eh oui, Elric a une fille (et un fils également), Oona. Sympa d’avoir des nouvelles de la Voleuse de songes…

Points Négatifs :
- Euh, Ulric Von Bek est bien différent de celui que l’on avait connu dans le Cycle d’Erekosë !? Le voilà devenu albinos, quand à son histoire personnelle, il n’y a plus rien à voir. Oubli de l’auteur ou ce dernier à tout modifier sans ce soucié de ce qu’il avait écrit auparavant ?
- Il faut tout de même s’accrocher, par moments, pour saisir toutes les explications métaphysiques sur le Multivers.
- Même si, depuis ses débuts, Moorcock a fait d’immenses progrès en écriture – c’est indéniable – il subsiste, par moments, quelques petites faiblesses dues au style de l’auteur et certains passages sont un peu en deçà, malheureusement.

Ma note : 7/10

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