dimanche 22 octobre 2017

HAUTEVILLE HOUSE – LE TOMBEAU DE L'ABBÉ FROLLO


HAUTEVILLE HOUSE – LE TOMBEAU DE L'ABBÉ FROLLO

Nous sommes en 1865. À Paris, dans le quartier Saint Lazare, deux silhouettes se promènent sur les toits. Les deux protagonistes qui s'introduisent au bonheur des dames ne sont pas que l'agent Gavroche et le capitaine Dantès. Cette alliance entre la république et l'empire est plutôt hors norme. Mais l'enjeu est de taille : il s'agit en effet de récupérer les deux chandeliers et la carte qui permet d'ouvrir le premier niveau de la cathédrale Notre Dame. En effet, il ne manque maintenant que ces deux objets pour accéder à la pierre philosophale... Qui aurait pu deviner que le Fantôme de Paris les cachait au milieu des bas de soie et des dessous chics ? C'est pourtant dans le grenier du grand magasin, qu'une étrange main mécanique gigantesque protège le coffre. À peine Gavroche s'approche-t-il de celui-ci, qu'une malencontreuse vibration déclenche un mécanisme... Il ne reste alors plus que deux ou trois minutes pour forcer la serrure...


Hauteville House – Le Tombeau de l'Abbé Frollo
Scénario : Fred Duval
Dessins : Thierry Gioux, Christophe Quet
Couleurs : Carole Beau
Couverture : Manchu, Thierry Gioux
Editeur : Delcourt
Genre : Aventure, Steampunk
Pays d’origine : France
Langue d’origine : français
Parution : 28 novembre 2012
Nombre de pages : 54

Mon avis : Mine de rien, avec ce Tombeau de l’Abbé Frollo, nous en sommes déjà au neuvième tome de cette sympathique bande dessinée qu’est Hauteville House, et, accessoirement, a la fin de ce second cycle qui s’est avéré, après coup, bien plus intéressant et réussi que je ne le pensais a ses débuts. Un second cycle qui ne signe en aucune manière la fin de la série, bien au contraire, puisque celle-ci se poursuit encore actuellement. Alors certes, l’on pourrait trouver énormément à redire quand a cette politique éditoriale qui pousse parfois le bouchon un peu trop loin (hein, quoi, comment, qui a parler de L’Histoire Secrète ?), mais avec Hauteville House, avouons que ce n’est pas très gênant en soit ; après tout, l’univers est désormais familier, les protagonistes pour le moins sympathiques et tant d’histoires peuvent encore être racontés avec eux qu’il serait, je n’en doute pas, dommage de devoir s’en priver. Et même si je n’ai pas forcément toujours pensé la même chose, même si j’ai pu être pour le moins dur en certaines occasions vis-à-vis de cette série, vu la tournure des événements, je suis convaincu qu’une suite pourrait s’avérer intéressante… voir même, quand on lit les toutes dernières lignes de l’album… nécessaire. Mais chut, je n’en dis pas plus. En tous cas, l’on ne peut que constater que ce neuvième tome de Hauteville House est une fort bonne conclusion à ce second cycle : après un départ pour le moins hésitant, l’intérêt de celui-ci est allé en augmentant et les derniers volumes, s’ils ne sont pas non plus des chefs d’œuvres absolus, n’en restent pas moins comme étant de fort belle qualité, tant scénaristiquement qu’artistiquement. Des révélations sont faites, dont une, pour le moins surprenante pour ce qui est de l’identité de l’un des protagonistes, l’avenir semble bien sombre, surtout de par les événements décris dans les pages de cet album, et s’il serait fort exagéré de prétendre que celui-ci est le meilleur de la série – car, tout simplement, ceux du premier cycle sont autrement plus intéressants – l’on ne peut lui enlever un intérêt et des qualités qui font que, au final, l’on n’a envie que d’une seule et unique chose : découvrir ce que les auteurs feront du troisième cycle de Hauteville House ? Car bon, cela semble promettre énormément… 


Points Positifs :
- Une excellente conclusion pour ce second cycle, surtout pour ce qui est de l’énorme surprise finale. Ce volume est riche en révélations, l’identité du Fantôme de Paris a de quoi surprendre, quand a l’intrigue en elle-même, on ne s’ennui pas une seule seconde tant elle est passionnante.
- Justement, vu ce que l’on apprend dans la toute dernière case, il est clair que l’on a qu’une seule hâte arrivé a ce moment là, c’est de découvrir la suite au vu des implications – spoiler : le Sud finit par gagner la Guerre de Sécession !
- Il est évidant que le style de Thierry Gioux ne plaira pas a tout le monde et qu’il peut être discutable, cependant, au bout de tant de numéros, il est devenu indissociable de la série et, reconnaissons le, n’est pas si désagréable que cela.

Points Négatifs :
- Le petit message écolo qu’on nous assène depuis le tome précédant est sympa mais tombe un peu à plat, un peu comme l’écologie en règle générale depuis des années, c’est-à-dire que tout le monde en parle mais tout le monde s’en fout !
- Les dessins de Thierry Gioux bien sur : ils plairont a certains, pas a d’autres, mais il est clair que davantage qu’une simple affaire de gouts, le problème est que certaines planches, certaines cases, sont un peu en-deçà des autres, malheureusement.

Ma note : 7,5/10

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