lundi 13 novembre 2017

LES AVENTURES DE TINTIN – TINTIN ET LES PICAROS


LES AVENTURES DE TINTIN – TINTIN ET LES PICAROS

Lors d’un voyage au San Theodoros, Bianca Castafiore, sa camériste Irma, son accompagnateur Igor Wagner et ses gardes du corps, les Dupondt, sont arrêtés par le régime du général Tapioca, sous prétexte d’un complot dont le capitaine Haddock serait le fomenteur. Plus tard, les Dupondt seront condamnés à mort et la Castafiore à la prison à vie, à l’issue d’un simulacre de procès. Après quelques télégrammes d’insultes, Haddock et le professeur Tournesol acceptent de se rendre à Tapiocapolis pour discuter avec le général, sans la compagnie de Tintin qui refuse de venir. Ils sont accueillis à bras ouverts par le colonel Alvarez, l’aide de camp de Tapioca, qui les envoie dans une villa luxueuse, où ils sont nourris et logés en attendant que Tapioca leur accorde un entretien. Peu à peu, ils comprennent que l’invitation était un piège : ils ne peuvent sortir qu’en étant étroitement surveillés.


Les Aventures de Tintin – Tintin et les Picaros
Scénario : Hergé
Dessins : Hergé
Couleurs : Hergé
Couverture : Hergé
Editeur : Casterman
Genre : Aventure, Franco-Belge
Pays d’origine : Belgique
Langue d’origine : français
Parution : 1976
Nombre de pages : 62

Mon avis : Paru en la désormais lointaine année 1976, huit longues années après Vol 714 pour Sydney, ce qui, au passage, nous montre bien qu’Hergé avait perdu le feu sacré, espaçant de plus en plus ses albums, Tintin et les Picaros est et restera sans nul doute a jamais comme étant le dernier volume des Aventures de TintinTintin et l'Alph-Art, inachevé, ne pouvant être considéré comme un album a part entière. Du coup, historiquement, ce Tintin occupe une place particulière dans les aventures du reporter a la houppette en plus de nous proposer – crime de lèse majesté pour certains d’ailleurs – pour la première et, donc, la dernière fois, une innovation de taille dans le look de notre héros qui abandonne ici son éternel pantalon de golf pour un jean brun. Bref, d’entrée de jeu, Tintin et les Picaros marque les esprits – cette histoire de pantalon est tout sauf anodine – mais en dehors de cela, si l’on doit être tout a fait objectif, est-ce que nous avons affaire a un grand Tintin ? Ma foi, non. Un bon Tintin alors ? Eh ben en fait, sans vouloir être méchant, disons qu’il est trop moyen, beaucoup trop moyen. Ainsi, commençons par les défauts de cet album qui sont tout sauf anodins : sentiment de déjà-vu avec un énième retour du coté du San Theodoros, retour pour la énième fois de certains protagonistes que l’on a vu et revu, certaines blagues ne sont que des réédites quand a l’aventure en elle-même, prétendre qu’elle nous transcende serait exagérer… Pourtant, tout n’est pas a jeter dans cet album et une relecture me l’a confirmer : ainsi, historiquement, le fait que Hergé se soit inspiré d’événements réels étant monnaie courante en Amérique latine est plutôt une bonne chose, de même, le coté désabusé de l’ensemble où, comme on le voit dans le final, on peut changer les dirigeants mais rien ne change pour le peuple, toujours le grand perdant de l’histoire, n’est que la triste représentation de ce qu’est notre monde réel. Ajoutons a cela quelques bons passages, un Haddock qui essaie tant bien que mal de sauver les meubles et on se dit que ce Tintin et les Picaros n’est pas si inintéressant qu’on pourrait le penser. Mais bon, d’un autre coté, nous ne sommes pas dupes non plus et quand on fait la balance des bonnes et des mauvaises choses et puis, histoire d’enfoncer le clou, qu’on compare cet album aux heures de gloire de la saga, on ne peut s’empêcher de se dire qu’il n’y a pas photo et que, pour une dernière, Tintin ne part pas par la grande porte, loin de là…


Points Positifs :
- En s’inspirant de faits réels et du contexte géopolitique de l’époque en Amérique latine, Hergé parvient a nous pondre une aventure bien plus intelligente qu’on pourrait le penser de prime abord – interventionnisme de puissances étrangères dans les affaires locales, mainmise de puissants groupes industriels, références aux nazis échappés en Amérique du Sud, guérilla et autres révolutions qui se succèdent les unes aux autres.
- Le coté désabusé de la fin, tellement en phase, lorsqu’on y pense, avec le monde réel.
- Une aventure qui n’est pas transcendante mais qui se lit plutôt bien, surtout que certaines scènes – merci Haddock – réussissent à nous faire rire.

Points Négatifs :
- On sent le manque d’inspiration de la part d’Hergé au fil de l’avancement de l’album et si le début fait encore illusion, assez rapidement, on finit par déchanter devant une aventure à mille lieux des heures de gloire de la saga.
- Un sentiment de déjà-vu omniprésent du début a la fin : lieux, personnages, situations, blagues, tout cela a déjà été vu et même revu un nombre conséquent de fois…
- Certes, je suis pour que les personnages évoluent, mais bon, d’un autre coté, Tintin en jean, cela choque – et je ne vous parle pas des chaussures…
- Séraphin Lampion, encore lui ! Mais qu’est ce que je le déteste celui-là !

Ma note : 6,5/10

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