samedi 11 novembre 2017

PROMÉTHÉE – DISSIDENCE


PROMÉTHÉE – DISSIDENCE

Sur Terre, les survivants se sont organisés après le génocide de la race humaine perpétré par les aliens. Le voile va se lever, et les révélations vont être terrifiantes. Tim Scott, enlevé par les aliens, a subi une opération chirurgicale visant à lui implanter des nanotechnologies dans la rétine. Il réapparaît en 1838 sur les côtes anglaises de Torquay pour, à son tour, infliger le même traitement à Teki Turan. À Syracuse, un jeune homme subit lui aussi une abduction et une intervention. Il semble que le but véritable les aliens ne soit pas celui qu’on pense…


Prométhée – Dissidence
Scénario : Christophe Bec
Dessins : Stefano Raffaele
Couleurs : Digikore Studios
Couverture : Pierre Loyvet
Editeur : Soleil
Genre : Anticipation, Science-Fiction, Fantastique
Pays d’origine : France
Langue d’origine : français
Parution : 02 novembre 2017
Nombre de pages : 56

Mon avis : Seizième tome, déjà, de la série phare du sieur Christophe Bec, je veux bien évidement parler de Prométhée et, accessoirement, troisième depuis le début de ce que l’on peut considéré comme étant le second cycle de la saga, ce Dissidence a ceci de bien que, a bien y regarder, il n’est ni meilleur, ni pire que ses prédécesseurs. En fait, les choses sont assez simples avec cette série : si vous la suivez toujours, c’est que, quelque part, vous y trouvez votre compte et que celle-ci vous plait, si ce n’est pas le cas, je pense ne pas me tromper en affirmant que vous avez abandonné l’aventure depuis longtemps. Du coup, si vous êtes un familier de Prométhée depuis ses débuts et même si, en certaines occasions, celle-ci a put vous décevoir – il faut être réaliste – force est de constater que, depuis le début du second cycle, la qualité, sans atteindre des sommets non plus, n’en reste pas moins acceptable. Oh certes, on regrettera une narration par moments un peu lourde, ce qui nuit a la lecture, quand aux dessins de Stefano Raffaele, sans être mauvais, ceux-ci alternent entre le bon et le franchement bof – ainsi, entre certains personnages qu’il est impossible de reconnaitre tellement la plupart des visages se ressemblent et quelques planches un peu en-deçà, on retrouve les traditionnelles faiblesses de l’artiste. Mais bon, il faut également parler des bonnes choses qu’il y a dans ce seizième tome et, mine de rien, scénaristiquement, il y en pas mal : ainsi, entre la confirmation qu’il y a bien une dissidence au sein des aliens qui ont dévasté l’humanité, les nombreux voyages dans le temps de certains protagonistes avec les risques que cela entraine, l’ambiance post-apocalyptique plutôt pas mal et une intrigue qui avance a pas de loup mais surement, il est clair que l’on prend un certain plaisir a la lecture de ce nouveau album de Prométhée… du moins, si vous êtes fans, bien évidement.


Points Positifs :
- On remarque depuis le début du second cycle que la série, sans atteindre des sommets narratifs exceptionnels, maintient tout de même un certain niveau plutôt acceptable pour les fans de la saga, du coup, pour ces derniers, la curiosité de découvrir où Bec veut nous mener est toujours au rendez vous.
- Les voyages dans le temps de certains protagonistes qui fait que l’on se retrouve avec plusieurs intrigues en parallèle, allant de la Grèce antique a 2019 en passant par l’époque Victorienne et les années 50, on n’a guère le temps de s’ennuyer, surtout que l’on se doute bien que tout cela est lié.
- Christophe Bec a des qualités et des défauts mais ce qui est sur, c’est que malgré la complexité du scénario de Prométhée, on sent qu’il sait parfaitement où il va, et ce, depuis longtemps…
- Une couverture qui, pour la série, dénote un peu mais ce n’est pas plus mal.

Points Négatifs :
- Le gros problème de Prométhée est et restera, je le pense, les dialogues, car bon, comment dire… par moments, qu’est-ce qu’ils sont lourds ! Tous ces personnages qui parlent, parlent et parlent encore, à n’en plus finir… souvent pour ne pas dire grand-chose de constructif !
- Plus le temps passe, plus les albums paraissent et plus je ne peux m’empêcher de me dire que Prométhée est devenu une série pour les fans uniquement ; ainsi, les fans restent au rendez vous, principalement, parce qu’ils ont envie de découvrir le fin mot de l’histoire et non pas parce qu’ils attendent monts et merveilles de cette bande dessinée.
- Les traditionnels soucis de dessins de Stefano Raffaele, principalement pour ce qui est des visages de certains protagonistes, ce qui fait que l’on a par moments du mal a savoir qui est qui.

Ma note : 7/10

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