mercredi 6 décembre 2017

HAUTEVILLE HOUSE – L'ORDRE DE L'OBSIDIENNE


HAUTEVILLE HOUSE – L'ORDRE DE L'OBSIDIENNE

Une forteresse volante survole le Rio Grande. Gavroche et ses amis ont été faits prisonniers par des pirates de l’air. Zelda tente de négocier à boire et à manger pour ses amis captifs. Le capitaine des pirates n’en a cure. Il est bien plus intéressé par les documents qu’il a retrouvés sur ses prisonniers : des dossiers très sensibles parlant de l’ordre de l’Obsidienne. Lorsque Zelda met sur la table une reconnaissance de dette de 10000 dollars en lui proposant de devenir corsaire des nordiste, il change vite d’avis. D’ailleurs, il est temps de faire étape dans sa modeste base terrestre. Allié de circonstance, il a maintenant quelqu’un à leur présenter qui en sait beaucoup sur l’ordre de l’obsidienne : son propre père. Ce dernier était à Fort Alamo avec Santa Anna lorsqu’ils ont fouillé les restes du portail par lequel Davy Crockett s’était enfui avant de le faire exploser. Crockett avait emporté une des six idoles dont la fonction était d’achever l’initiation des membres de l’ordre. En effet, on ne peut franchir les portails sans s'y être préalablement préparé par un contact avec une des idoles. Cela explique enfin pourquoi seules quelques personnes choisies sur le tas pouvaient emprunter les portes…


Hauteville House – L'Ordre de l'Obsidienne
Scénario : Fred Duval
Dessins : Thierry Gioux, Christophe Quet
Couleurs : Nuria Sayago
Couverture : Manchu, Thierry Gioux
Editeur : Delcourt
Genre : Aventure, Steampunk
Pays d’origine : France
Langue d’origine : français
Parution : 13 janvier 2016
Nombre de pages : 54

Mon avis : Treizième tome de la fort sympathique bande dessinée du sieur Duval qu’est Hauteville House, L’Ordre de l’Obsidienne est a classé d’entrée dans la catégorie des volumes ni mauvais, ni tout a fait bons, mais je m’explique : ainsi, après un départ plutôt en fanfare pour ce troisième cycle, comme on avait put le voir dans Jack Tupper, une grosse déception suite a La Hague et une remontée fort intéressante dans le tome précédant, Le Puits de Jacob, ce nouvel album des aventures de Gavroche et de Zelda a de quoi laisser le fan sur sa faim, et ce, avec des sentiments pour le moins contradictoires… Ainsi, dans le fond, il faut reconnaitre que dans L’Ordre de l’Obsidienne, on retrouve avec un certain plaisir tout ce qui a fait le sel de cette saga, c’est-à-dire, ce mélange fort habile d’aventures, de fantastique, le tout saupoudré de Steampunk et de mythes a la Lovecraft. L’intrigue, elle, est toujours aussi enlevée et entre scènes d’actions et quelques nouvelles révélations, on ne boude pas notre plaisir, cependant… cependant, il manque comme un petit quelque chose qui fait que l’on ne peut pas être totalement satisfait du résultat final… Déjà, le constat, indéniable, qu’on est a mille lieux des débuts de la série – surtout quand nos héros refont un tour du coté de paysages déjà connus – mais aussi et surtout, cette impression que, par moments, l’intrigue s’étire un poil trop en longueur, que certains personnages ne sont pas d’une grande utilité tandis que d’autres, eh bien, comment dire, disons qu’ils brillent tout particulièrement par leur disparition pure et simple ! Ajoutons a cela, histoire d’enfoncer le clou, un Thierry Gioux qui, a la base, possède un style particulier et que l’on a déjà connu plus inspiré et on obtient au final un tome certes sympathique, qui se lit bien mais, dans le fond, mi-figue, mi-raisin, bref, loin de ce que la série a déjà put nous offrir de par le passé…


Points Positifs :
- Les nouvelles révélations auquel on a droit dans ce tome, que ce soit au sujet de ce fameux Ordre de l’Obsidienne, une société secrète millénaire comme on les aime, mais aussi au sujet de ces deux races extraterrestres qui vivent sur notre planète depuis des milliers – des millions – d’années et qui sentent bon Lovecraft.
- Un plaisir a la lecture qui ne se démord pas le moins du monde ; il faut dire qu’entre révélations, scènes d’actions et tournure prise par les événements, on ne s’ennui guère et l’envie de découvrir le fin mot de l’histoire est toujours au rendez vous !
- Même si certains protagonistes brillent par leurs absence, entre quelques nouvelles têtes et une Zelda égale a elle-même, il y a de quoi faire…

Points Négatifs :
- Cela me peine de le dire mais franchement, Thierry Gioux, on l’a déjà connu bien plus inspiré que cela… de plus, celui-ci n’a jamais été très doué avec les scènes d’actions et vu que celles-ci sont nombreuses dans ce volume…
- Forcément, qui dit scènes d’actions a grand spectacle dit… fouillis indescriptible par moments !
- Je n’ai rien contre le fait de retourner faire un tour du coté du Mexique, cependant, cela nous fait penser aux débuts de la saga et là, eh bien, disons qu’au petit jeu des comparaisons, il n’y a pas photo !

Ma note : 7/10

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