samedi 25 novembre 2017

HAUTEVILLE HOUSE – LE PUITS DE JACOB


HAUTEVILLE HOUSE – LE PUITS DE JACOB

Zelda et Gavroche profitent de leur nouvelle vie au fin fond du Texas. Tout est bien tranquille après le repas sympathique chez leurs nouveaux charmants voisins. Il est encore tôt, aussi Zelda propose d’aller boire un pot en écoutant un peu de musique texane à Austin. Pecan Street, la 6e rue, est effectivement bien animée. C’est avec surprise que Zelda y croise Spilett, son ex-officier de liaison. Bien contente de le trouver en vie, elle peut enfin espérer avoir quelques nouvelles du président Lincoln. Hélas, elles ne sont pas bonnes. Spilett raconte le jour de la reddition. Alors que l’ultime bataille devait être la campagne d’Appomattox en Virginie, une grande partie des effectifs avait été décimée par la peste. La bataille était perdue d’avance. Lincoln avait tenu à répondre lui-même à la proposition de reddition de Jefferson Davis. Des soldats sudistes protégés par des masques à gaz apeurés par la contagion s’étaient approché. Mais le général Lee ne pouvait se retenir pour aller rencontrer Lincoln en personne. Contre toute attente, c’était pour leur délivrer un message de prudence : certains fléaux rodaient. L’homme avait l’air sincèrement dépassé et inquiet. Quelques temps plus tard, ils étaient attaqués par des monstres humanoïdes à tête de poisson…


Hauteville House – Le Puits de Jacob
Scénario : Fred Duval
Dessins : Thierry Gioux, Christophe Quet
Couleurs : Nuria Sayago
Couverture : Manchu, Thierry Gioux
Editeur : Delcourt
Genre : Aventure, Steampunk
Pays d’origine : France
Langue d’origine : français
Parution : 04 mars 2015
Nombre de pages : 54

Mon avis : Si, avec Jack Tupper, le troisième cycle de Hauteville House avait démarré de fort belle manière, force est de constater que le volume suivant, La Hague, s’était avéré être l’un des plus moyens de la série ! De quoi craindre la suite pour la suite de cette sympathique bande dessinée matinée de fantastique et de Steampunk ? Certes, un peu même si le lecteur, fidèle des aventures de Gabriel et de Zelda, sait depuis longtemps que l’œuvre du sieur Fred Duval a par moments coutume à osciller entre le plutôt bon et le franchement moyen. Fort heureusement, si La Hague avait put décevoir le fidèle de la première heure, Le Puits de Jacob relance la série de fort belle manière, et ce, en nous entrainant outre-Atlantique et plus précisément dans un continent nord-américain où le sort de la Guerre de Sécession fut tout autre, les Confédérés ayant finit par l’emporter… Ainsi, d’une entrée en matière qui nous renvoi a Alamo, quelques petits clins d’œil sympathiques au Sergent Garcia et a La petite maison dans la prairie, l’intrigue, complètement enlisée dans le tome précédant, repart du plus belle et c’est un pur plaisir pour le lecteur qui souhaiterait passer un bon moment de détente de suivre les traces de Gabriel et de Zelda qui doivent faire face a d’étranges créatures que n’aurait pas renier Lovecraft, un complot entre ces dernières et les Confédérés et ce, tandis que de très vieilles connaissances font leur retour, qu’un certain Jack Tupper s’avère être toujours en vie et que ces fameux portails mystérieux… eh bien… le sont toujours autant ! Bref, fidèle a ses habitudes, Hauteville House n’est peut-être pas parfait mais n’en reste pas moins toujours aussi plaisant a lire, et au vu de la déception du volume précédant, c’est le principal !


Points Positifs :
- La poursuite de l’intrigue sur le continent nord-américain est une fort bonne chose et permet à celle-ci de se relancer de fort belle manière, particulièrement après les errements du tome précédant, et ce, avec un scénario plutôt bien ficelé et quelques bonnes idées.
- Justement, vu ce que l’on avait appris quand on dénouement de la Guerre de Sécession dans le neuvième tome, j’avais hâte que nos héros fassent un tour en Amérique du Nord.
- Certes, ce n’est pas la première fois que les auteurs font référence a Lovecraft, mais bon, ils sont plutôt sympathiques ceux des profondeurs…
- Les petits clins d’œil au Sergent Garcia dans Zorro, à La petite maison dans la prairie, à la bataille d’Alamo.
- Sympa de revoir quelques personnages perdus de vus depuis pas mal de temps.

Points Négatifs :
- Quel dommage tout de même que le style de Thierry Gioux alterne entre le plutôt bon et le franchement raté par moments. L’artiste se démarque de manière originale, certes, mais quand on regarde certains visages, certaines planches, comment ne pas se dire qu’avec un peu plus d’application, il y avait de quoi mieux faire !?
- Hauteville House reste ce qu’elle est, c’est-à-dire, une œuvre de divertissement pur et dure, sans grande prétention, ce qui pourra déplaire a certains.

Ma note : 7,5/10

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